Maria Helena Vieira da Silva, La Partie d'échecs
1943, huile sur toile, 81 x 100 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz : 8 mai 2025 - 2 février 2027
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Maria Helena Vieira da Silva (Lisbonne, 1908 - Paris, 1992). Peintre française d'origine portugaise. Elle vient à Paris en 1928, travaille à la Grande Chaumière, à l'Académie scandinave ainsi qu'avec les sculpteurs Bourdelle et Despiau (1928-1929). Ayant renoncé à la sculpture, elle suit l'enseignement de Friesz, de Léger et de Bissière ; à partir de 1930, son meilleur guide est son mari, le peintre Arpad Szenes. Sa première exposition particulière a lieu à la galerie Jeanne Bucher. Réfugiée au Brésil pendant la guerre, elle revient à Paris en 1947, où sa peinture ne tarde pas à prendre une place de premier plan. [...] L'espace vide qui occupe certains de ses premiers tableaux laisse progressivement affluer des images de la réalité (rues, villes, échafaudages, bibliothèques) qui, à leur tour, se décantent, perdent leur aspect figuratif pour redevenir une expression de l'espace, espace labyrinthe cette fois. Cette peinture extrêmement élaborée livre son message d'angoisse au niveau même de la touche. Le pinceau, léger ou insistant, sillonne la toile, des lignes discontinues esquissent des directions multiples, tandis que la couleur, d'une gamme très variée et chaque fois très complexe, suggère cette même atmosphère d'élans brisés indéfiniment recommencés. [...] En 1976, elle acheva la réalisation des vitraux de l'église Saint-Jacques, à Reims.
Dictionnaire de la peinture française. La peinture française du Moyen Âge à nos jours, Paris, Larousse, 1989, p. 500-501.
- Bernard Dorival, L'École de Paris au Musée National d'Art moderne, Paris, Somogy, 1961, p. 260 pour le commentaire du tableau Jardins suspendus de 1955.
- Jean-Jacques Lévêque, "La maison parisienne de Vieira da Silva et d'Arpad Szenes : deux ateliers et une salle de séjour aménagés avec tendresse", dans Galerie des Arts, n° 27, juillet-août-septembre 1965, p. 33-38.

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