samedi 2 mai 2026

Jean Arp, Berger des nuages


Jean Arp, (Hans Harp, dit), Berger des nuages
1953, plâtre, 320 x 123 x 220 cm
(en arrière-plan les telóns de Pia Camil)
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

Jean Arp (Strasbourg, 1886 - Bâle, 1966). Poète, peintre et sculpteur français. D'abord attiré par la poésie, il subit dans ses premiers textes l'influence des romantiques allemands. En 1904, un voyage à Paris lui fait découvrir l'art moderne ; de retour à Strasbourg, il étudie aux Arts Décoratifs, puis à ceux de Weimar, avant de revenir à Paris fréquenter brièvement l'académie Julian. En 1909, il est avec sa famille en Suisse et participe au Moderne Bund. Un voyage à Zurich  lui permet de rencontrer Kandinsky et le Blaue Reiter - avec lequel il expose en 1912 - puis Walden : il collabore à Der Sturm par quelques dessins. De retour à Paris jusqu'au début 1915, il y côtoie Max Jacob, Apollinaire, Picasso, les Delaunay, Cravan, etc. Déserteur de l'armée allemande, il se retrouve à Zurich où il expose à la galerie Tanner ses premières œuvres non figuratives : les formes sont alors rectilignes, elles vont rapidement s'assouplir. [...]
Installé à Meudon depuis 1926, il réalise ses premiers papiers déchirés en 1930 et aborde la sculpture en ronde bosse dès l'année suivante : dans les deux cas, il refuse la ligne droite, cherchant à définir des formes qui paraissent issues d'une nécessité ou croissance purement interne, comme si l'artiste que les aider à se révéler. Ses « concrétions humaines » (1931-1936), bien que non directement figuratives, évoquent la métamorphose du vivant et retrouvent , dans une version plus sereine et opulente , les « champignons-baigneuses » ou « têtes-soleils » de ses bois gravés ou découpés.
Dictionnaire de L'Art moderne et contemporain, Paris, Hazan, 1992, p. 26-27.

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