Plan de Georges Durand
Aujourd'hui, l'église se compose d'une nef large de 7 m 50, accompagnée de bas-côtés, d'un transept, dont les croisillons donnent naissance à deux absidioles, où un mur plat a remplacé le tracé primitif semi-circulaire, et d'une abside en hémicycle précédée d'une travée de chœur. À droite et à gauche du sanctuaire, il y a un petit escalier pris dans l'épaisseur du mur, pour monter au comble.
Le mur sud du croisillon sud du transept a été refait au XVIIIe siècle au-dessus des deux colonnes prismatiques aux chapiteaux sculptés d'ornements feuillus, ainsi que les deux contreforts ; les deux colonnes arrivaient primitivement à une corniches à modillons comme au transept nord ; la fenêtre est du XVIIIe siècle.
Les ouïes de la face orientale de la tour reposent sur un larmier sculpté d'un petit ornement formé de cercles entrelacés ; chaque ouïe est formée d'une grand baie en plein cintre profilé suivant trois tores et retombant sur deux colonnettes. Le cintre est rempli par un tympan appareillé, percé d'un petit oculus et subdivisé en trois petits arcs supportés par des colonnes isolées, dont le tailloir oblong forme une double console destinée à regagner l'épaisseur du tympan.
Ouïes faces est et nord de la tour ; sur la face nord, il y a deux ouïes, mais l'une n'a que deux divisions.
Sur la face sud de la tour, il n'y a qu'une seule ouïe à trois divisions ; la face occidentale de la tour n'a pas d'ouïe.
L'abside a une corniche à modillons en quart de rond, interrompue par les chapiteaux cubiques de six colonnettes engagées formant la partie supérieure de deux ordres superposés sans entablement, les bases de l'ordre supérieur reposant directement sur les chapiteaux de l'ordre inférieur. Les bases de celui-ci, de profil classique, reposent sur un stylobate en talus assez élevé et ses chapiteaux sont sculptés de feuillages d'un joli dessin et d'entrelacs ; un seul est cubique. Les colonnes du second ordre ont leurs bases for élevées, à deux tores séparés par une gorge très peu profonde, mais très haute, se raccordant par des griffes à un socle carré posé sur le chapiteau der la colonne inférieure ; leurs fûts sont torses, et leurs chapiteaux cubiques simples.
fenêtre du petit escalier sud, situé entre le chœur et l'abside sud
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Église Notre-Dame de Champ-le-Duc, Vosges
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- Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris, Champion, 1913, p.
- Deshoulières, "Champ-le-Duc" dans Congrès archéologique de Nancy-Verdun de 1933, Paris, Picard, 1934, p. 192-200.
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