mardi 8 juillet 2014

le général de Montlebert repose à Sainte-Geneviève, Meurthe-et-Moselle


Plaque au-dessus de la tombe du général de Montlebert
Cimetière de Sainte-Geneviève

La tentative allemande sur Sainte-Geneviève le 7 septembre 1914 fut vouée à l'échec grâce à la résistance du 314e RI dont l'animateur était le commandant Roux de Montlebert.
Le mot d'ordre que de Montlebert avait fait entrer dans la volonté de ses hommes : "Sur nos positions, jusqu'à la mort !"
Ch. Rolin, "La Tentative allemande sur Sainte-Geneviève - 7 septembre 1914", dans Le Pays Lorrain, 1965, p. 44-47.
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Le général Roux Joffrenot de Montlebert, décédé en 1923,  repose dans le cimetière de Sainte-Geneviève avec quatre compagnons d'armes : Gustave Henri Bouchereau, décédé en  septembre 1914, Albert Lepain du 20e R.A., décédé en septembre 1914, Alexandre Polycarpe du 232e R.I., 1885-1915, Maxime Gaudin du 20e R.A., décédé en septembre 1914.
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"Sainte-Geneviève ne fut jamais occupée par les Allemands. Les solennités et les commémorations à la gloire de la deuxième armée devront avoir deux stations principales, le mont Sainte-Geneviève et Amance.
Le 7 septembre, les Allemands prononcèrent une attaque très violente sur Sainte-Geneviève. Là commandait un Nancéien, le commandant Roux de Montlebert, son nom et son action deviendront légendaires. On dira de quelle manière, prenant toutes ses responsabilités, outrepassant quasi ses droits, il s'entêtait à ne pas céder ce seuil décisif de Nancy. Il est enfin contraint dans la nuit du 7 au 8 de se retirer. Mais ne dites pas que les Allemands ont occupé Sainte-Geneviève ! Les plus avancés d'entre eux ne parvinrent qu'à quelques cents mètres du village. Au village étaient restées seules trois personnes, l'abbé Thouvenin, un paralytique de soixante-dix ans et un enfant. Voyant cette hésitation de l'ennemi, l'abbé envoya l'enfant rappeler nos troupes demeurées à 800 mètres sur la même colline, à Bezaumont. Sainte-Geneviève était réoccupée par nous le 8, sans avoir jamais été occupée par l'ennemi."
Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Librairie Félix Alcan, Paris, 1919, p. 75.

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