La mairie de Paris, dans sa
grande largesse, a décidé de mettre en œuvre ce qu’elle appelle sans rire un
« plan église » alors que cela ne consiste qu’à poursuivre la
politique désastreuse d’abandon du patrimoine historique parisien menée par son
prédécesseur (80 millions d’euros prévus sur toute la mandature). Rappelons que
les associations estiment de manière raisonnable les besoins pour sauver ce
patrimoine à 500 millions d’euros sur quinze ans (soit 33,3 millions par an).
Parallèlement à cette situation
calamiteuse, la maire de Paris, Anne Hidalgo, vient de lancer la mise en place
d’un « budget participatif ». Une opération d’une démagogie absolue
qui consiste à demander aux Parisiens quels projets ils souhaitent voir
financer lors de la mandature. Ceux-ci bénéficieront de 71 millions d’euros par
an, soit 426 millions d’euros sur six ans.
La Mairie de Paris, qui n’a pas d’argent pour entretenir et restaurer son patrimoine, propose donc de consacrer plus du double de la somme nécessaire pour des actions non essentielles puisque manifestement facultatives.
La Mairie de Paris, qui n’a pas d’argent pour entretenir et restaurer son patrimoine, propose donc de consacrer plus du double de la somme nécessaire pour des actions non essentielles puisque manifestement facultatives.
Nous avons voulu poser cette
question à la maire lors de son meeting de présentation (sur la place de la
République, à la place d’un des squares détruits...). On admirera la démocratie
façon Hidalgo : après nous avoir donné le micro que nous réclamions,
l’employé de la Ville de Paris, au bout de quelques minutes, voyant la caméra
ou peut-être ayant été averti de notre identité, essaya en vain de nous
arracher ce même micro des mains (cela explique le mouvement de caméra un peu
brusque au début de la vidéo). Nous avons donc finalement posé notre question
qui fâche, et dans ces circonstances la maire a bien dû nous répondre, ce qui
est une première.
Bien entendu, cette réponse n’est
aucunement satisfaisante. Elle se réfugie derrière ses 80 millions d’euros.
Elle nous informe que les autorités religieuses ne sont pas inquiètes sur le
sort des églises (ce sont bien les seuls) et elle ose affirmer que « tout
va bien » ! Un tel déni de la réalité est simplement ahurissant.
Nous renvoyons le lecteur à nos articles consacrés à Notre-Dame-de-Lorette,
à Saint-Merri,
à Saint-Augustin,
à Saint-Philippe-du-Roule et
à tous ceux à venir sur les autres églises parisiennes pour constater ce que
« tout va bien » veut dire pour Anne Hidalgo.
Didier Rykner, mercredi
2 juillet 2014
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