dimanche 12 avril 2026

Helen Frankenthaler, Spring Bank [La Rive au printemps]

Helen Frankenthaler (New York, 1928 - 2011),  Spring Bank [La Rive au printemps]
février 1974, acrylique sur bois, 273,5 x 269,5 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz
8 mai 2025 - 2 février 2027

Frankenthaler a joué un rôle clé dans la peinture américaine d'après-guerre. À vingt-trois ans, elle invente la technique du « soak-stain » en diluant la peinture avec de la térébenthine, qu'elle verse sur la toile non apprêtée pour tacher le tissu et créer des champs de couleurs fluides, radicalement différents des coups de pinceau gestuels et épais de l'expressionnisme abstrait. Ses œuvres atmosphériques et contemplatives, comme Spring Bank, évoquent par la couleur et la forme « la mémoire abstraite du paysage », et sont à l'origine de l'émergence du Color Field Painting, un courant majeur de l'art américain des années 1960.

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Helen Frankenthaler. Elle étudie auprès de Tamayo, puis de Meyer Shapiro à la Columbia University. Mais c'est la visite qu'elle rend à Pollock, en 1951, qui détermine la technique particulière lui donnant un rang à part dans l'Expressionnisme abstrait : elle est en effet plus attentive au fait que Pollock travaille au sol, sans toucher la toile du pinceau, qu'aux résultats du dripping. Dès 1952, elle teint ses toiles non préparées avec des pigments bruts dilués dans l'huile, ce qui lui permet une imprégnation du support en même temps que le surgissement de formes libres, aux contours flous, qui paraissent se former toutes seules. Elle accède ainsi à une peinture constituée uniquement de couleur et de lumière, sans illusion de profondeur, dont elle augmente encore, à partir de 1960, les effets de fluidité en n'utilisant qu'une seule couleur.
Dictionnaire de l'art moderne et contemporain, Paris, éditions Hazan, 1992, p. 236.

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