"Son père ? Tout sauf un Orphée, juste un chauffard qui jurait comme un charretier. Les arbres ? Des prisonniers à perpétuité, « vêtus en vain de rames » comme elle l'avait lu dans un poème de Paul Valéry, ne cessant « point de battre un ciel toujours fermé ».
Sylvie Germain, L'Inaperçu, Paris, Albin Michel, 2008, p. 102-103.
Le tremble pur, le charme, et ce hêtre formé
De quatre jeunes femmes,
Ne cessent point de battre un ciel toujours fermé,
Vêtus en vain de rames.
Paul Valéry, "Au platane", 7e strophe, Œuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, 1957, p. 114.
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