mercredi 11 février 2026

vantardise et style du cardinal de Retz

 "Tout le monde me suivit, et j'en eus besoin, car je trouvai cette fourmilière de fripiers toute en armes. Je les flattai, je les caressai, je les injuriai, je les menaçai : enfin je les persuadai. Ils quittèrent les armes, ce qui fut le salut de Paris [!], parce que, si ils les eussent eues encore à la main, à l'entrée de la nuit, qui s'approchait, la ville eût été infailliblement pillée.
Je n'ai guère eu en ma vie de satisfaction plus sensible que celle-là ; et elle fut si grande, que je ne fis pas seulement de réflexion sur l'effet que le service que je venais de rendre devait produire au Palais-Royal."
Mémoires du Cardinal de Retz, Bibliothèque de la Pléiade, 1956, p. 91.

"À l'en croire, il aurait sauvé non seulement le régiment des gardes, mais tout Paris, en marchant, par une manœuvre de diversion, dans la direction des Halles. Il se flatte assurément. Le peuple de déposa pas les armes et, si la ville échappa au pillage, c'est parce qu'il construisit des barricades."
Simone  Bertière, La vie du cardinal de Retz, Paris, Éditions de Fallois, 1990, p. 158.

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