vendredi 27 août 2021

Nido de Pino Pascali au MUDAAC d'Épinal


 Pino Pascali (Bari, 1935 - Rome, 1968), Nido
1968 , fourrure acrylique et raphia
(Arte Povera)
Musée départemental d'Art ancien et contemporain d'Épinal 
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Initié à l'informel pendant son séjour  aux Beaux-Arts de Rome, il travaille d'abord comme graphiste et scénographe. À partir de 1965, il expose des reliefs figuratifs et des armes : canons «réalistes» de bois peint, construits en grandeur réelle. En 1966, ses premières sculptures blanches (toile tendue sur cintres de bois) proposent dans le style volontairement élémentaire de la bande dessinée des fragments d'animaux destinés à une utopique arche de Noé. Caricature du formalisme, ces «fausses sculptures» unissent jeu, Éros et enfance, et correspondent à des stratégies d'encombrement de l'espace : La Mer en 24 morceaux occupe le sol de la galerie et empêche l'entrée des visiteurs. En 1967, Pascali participe marginalement à l'Arte Povera : ses œuvres sont trop structurées pour s'intégrer vraiment à ce courant. Dans ses derniers travaux, il commence à établir des relations entre jeux de mots et propositions visuelles : ses Verres à soie se présentent comme des verres géants, réalisés des écouvillons de matière acrylique violemment colorés. Deux décennies après sa mort, l'œuvre de Pascali apparaît  comme une des plus marquantes  des années soixante : s'y conjuguent en effet fascination et dérision du quotidien, en même temps que s'y affirme  une capacité particulièrement productive de faire dériver des formes symboliques simples et apparemment claires  vers une multiplicité de significations poétiques.
Dictionnaire de l'Art moderne et contemporain, Paris, Hazan, 1992, p. 479-480. 

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