partie du plan de l'église abbatiale d'Autrey levé par André Philippe
la chapelle Saint-Hubert a été érigée dans l'angle du chœur et du croisillon nord du transept c. 1540
face orientale de la chapelle
morceaux d'entablement superposés

la chapelle vue du croisillon nord du transept
plafond à caissons supporté par deux arcs orthogonaux en anse de panier
les seize rosaces sont toutes différentes
niveau supérieur sud
au rez-de-chaussée donnent sur le chœur deux baies rectangulaires dont le linteau
est supporté par trois colonnettes
du chœur vers la chapelle Saint-Hubert
niveau supérieur ouest
les deux fenêtres à deux formes de la face orientale
devant le trumeau, statue moulée de saint Hubert, XIXe siècle
de la face ouest vers le croisillon nord du transept
les deux fenêtres à deux formes de la face orientale
devant le trumeau, statue moulée de saint Hubert, XIXe siècle
de la face ouest vers le croisillon nord du transept
les armes de l'abbé Claude Stévenet (1523-1547) qui a commandité la chapelle Saint-Hubert :
d'or à la bande d'azur chargée de trois marmites d'argent, avec la crosse en pal derrière l'écu
sa devise : JUVAT AMARE DEUM
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La chapelle du nord, dite de Saint-Hubert, est une construction entièrement Renaissance. Son élévation intérieure comporte deux ordres superposés de faisceaux de colonnes avec entablements. Les colonnes du rez-de-chaussée sont en marbres de couleur. Dans l'ordre supérieur sont plaquées, du côté du chœur, des niches à coquilles ; sur chaque face est et nord sont ouvertes deux fenêtres à deux formes.
La chapelle est couverte par u plafond que supportent deux arcs en anse de panier qui se coupent à angle droit, formant quatre compartiments de quatre caissons à rosaces.
Au rez-de-chaussée donnent sur le chœur deux baies rectangulaires dont le linteau est supporté par trois colonnettes ; à la face opposée sont ouvertes deux petites baies carrées refendues par un meneau.
Dans le croisillon, une large baie, amortie par une portion d'arc à très grand rayon, donne accès à la chapelle.
C'est une très belle construction, d'une ordonnance identique à celle de la chapelle des Évêques à la cathédrale de Toul, mais antérieure celle-ci. Sur le mur du chœur, au revers de la chapelle, un ensemble décoratif porte les armes de l'abbé Stévenet [et sa devise] et la date de 1540.
André Philippe, "Autrey", dans Guide archéologique du Congrès de Nancy-Verdun de 1933, Paris, Picard, 1934, p. 201-207.
"L'abbé Stevenay, comme on le voit par deux marchés, travailla à reconstruire son église ; et nous avons vu l'évêque de Metz l'encourager dans ce bon dessein. Il fit en 1537 construire le chœur et le transept contenant les deux chapelle de St Hubert et de St Nicolas, qui lui demandèrent huit années de travail. Il est bon de remarquer qu'avant ces constructions, il y avait déjà une chapelle dédiée à St Hubert, suivant qu'il se justifie par l'acte en parchemin qu'on a en mains, venant de Conrad, évêque de Toul, au mois de mars 1285. L'abbé Stevenay s'en tint à cette partie de l’œuvre. Nicolas Thirion et Didier Marsault, maîtres maçons, bourgeois d’Épinal, entreprirent ce travail qu'avait refusé d'exécuter en 1536 Regnault Vielloy, maçon à Nancy, qui avait cependant marchandé ce travail et accepté les conditions du marché."
Notice sur l'abbaye d'Autrey, d'après des documents inédits, Épinal, 1884, p. 40.
Alain Villes, Philippe Gauvin, "La chapelle des évêques de la cathédrale de Toul et son plafond à caissons ou soffite", dans Études touloises, n° 167, janvier-mars 2019, p. 19-20 : Il existe dans l'abbatiale d'Autrey une chapelle similaire [à la chapelle des Évêques de Toul], à plafond plat mais de dimensions moindres (7,5 m de côté hors-œuvre), dédiée à saint Hubert et qui pourrait avoir eu le même auteur que celle de Toul, tant elle lui ressemble.













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