La cathédrale de Nantes, monument historique, l’orgue,
monument historique, les vitraux, monuments historiques, le Flandrin, monument
historique ont pu brûler ainsi car l’État, propriétaire et en charge de sa
protection a failli, attitude d’autant plus inadmissible que l’incendie de
Notre-Dame de Paris avait pourtant servi d’exemple.
La statue de l’impératrice Joséphine de Beauharnais, à Fort-de-France,
monument historique déjà décapité en 1991, a pu être détruite ainsi car l’État,
en charge de la protection des personnes et des biens, a failli, attitude d’autant
plus inadmissible que la préfecture de la Martinique et le commissariat de
police se trouvent à 150 mètres de la sculpture dont on savait qu’elle était
menacée par les terroristes (il n’y a pas d’autre nom à leur donner). « "Le
préfet de la Martinique condamne ces destructions qui sont l’action
inadmissible d’une minorité violente", a réagi le préfet Stanislas Cazelle.
» lit-on dans cet article du Parisien. Nul doute que la « minorité violente » est
morte de terreur devant cette forte parole du préfet qui n’a rien fait pour s’y
opposer.
Didier Rykner, La Tribune de l'Art, 27 juillet 2020.
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