samedi 6 juillet 2019

l'église Saint-Bénigne de Damblain, Vosges





le chevet


corniche, dérivée de la corniche bourguignonne, qui couronne le rampant 
de la toiture du bas-côté sud, face est




porte sud donnant sur la deuxième travée de la nef


Plan de l'église par Pierre Simonin
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L'église Saint-Bénigne de Damblain, Vosges
XVe siècle
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Damblain. Église. Elle paraît, dans son ensemble, être du XVe siècle. Nef et collatéraux à cinq travées, sans transept. Clocher latéral. Chœur  à cinq pans. Longueur 32 m., largeur 20 m. ; hauteur de la nef 13 m., des bas-côtés 5 m. 75. Le clocher est ornementé de gargouilles. On y pénètre par un escalier extérieur en tourelle. La partie supérieure est du XVIIIe siècle ou du moins a été remaniée à cette époque. Le chœur est éclairé par trois belles fenêtres gothique flamboyant.
La nef est voûtée d'ogives, avec arcs de section polygonale, à pénétration directe dans les piliers, qui sont cylindriques. Les bas-côtés sont de la même époque et de la même ordonnance. Ils sont éclairés par des fenêtres gothique flamboyant.
Une corniche bourguignonne couronne tout l'édifice. 
La porte latérale de droite est protégée par un auvent assez curieux.
François de Liocourt, "L'art religieux dans l'arrondissement de Neufchâteau", dans les Mémoires de la Société d'Archéologie lorraine, Nancy, 1913, p. 268 et 271.

Entièrement voûtée, l'église comprend une nef de cinq travées, éclairée sous la voûte, terminée par une abside à cinq pans, et flanquée de bas-côtés. Le dessous de la tour forme la première travée du bas-côté nord qu'elle déborde extérieurement, dans l'angle ainsi obtenu est établie la tourelle de l'escalier. Les piles de la nef, cylindriques, reposent sur des bases octogonales, elles reçoivent les grandes arcades, les doubleaux et les formerets à pénétration. Sacristie sud du XIXe siècle.
L'église est largement éclairée par la rose de la façade ouest, les hautes et belles fenêtres du chœur, celles des bas-côtés, toutes à deux ou trois meneaux et remplages flamboyants. Les fenêtres hautes du vaisseau central, exiguës, très ébrasées et ouvertes sous le formeret, dont l'aspect roman a pu faire croire à une plus grande ancienneté. On les retrouvent exactement semblables à Sorcy-Saint-Martin  (Meuse).
Le clocher, grosse tour carrée cantonnée d'importants contreforts, s'élève, massif et nu, percé à sa base d'une très petite ouverture en plein cintre, jusqu'au larmier au niveau duquel aux angles jaillissent quatre gargouilles en forme d'animaux. La partie haute, refaite au vraisemblablement au XVIIIe siècle, suite à un incendie lors de la guerre de Trente Ans, est ouverte sur chaque face par une double baie sans caractère, et elle est coiffée par une toiture à l'impériale terminée par un lanterneau carré.
D'après Pierre Simonin, "L'église de Damblain", dans Le Pays Lorrain, 1963, p. 40-45 et plan.

Damblain (Vosges). Église Saint-Bénigne. XVe s. Trois nefs de cinq travées ; chevet à cinq pans éclairé de fenêtres à trois formes. À l'extérieur, murs et contreforts en bel appareil, corniche bourguignonne. Robuste tour sur la travée N.-O. Saint Jean-Baptiste en pierre du XVe s., statuette en argent de la Vierge du XVIe s., saint Bénigne, saint Nicolas (bois, XVIIIe s.) ; autels, grille, boiseries, chaire du XVIIIe s.
André Laurent, dans Dictionnaire des Églises de France, sous-tome VA, Alsace, Lorraine, France-Comté, Paris, Robert Laffont, 1969, p. 42.

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