samedi 8 juin 2019

la chapelle romane de Xugney à Rugney, Vosges







Sommier, au-dessus de l'imposte du piédroit à arête verticale,
recevant les retombées des arcades



Chapiteaux des colonnettes de la porte occidentale



L'abside
(photo de Georges Durand)




La façade occidentale et sa porte
(photos de Georges Durand)


Plan de la chapelle de Xugney d'après Georges Durand
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Les origines de la commanderie de Xugney, de l'ordre du Temple, puis de Saint-Jean de Jérusalem, sont inconnues. Seule la chapelle existe toujours, encore assez bien conservée. C'est une construction soignée, en grès d'un grain assez gros, allant du gris jaune au rouge foncé. Bien que le plein cintre y soit exclusivement usité, le peu d'ornementation que comporte l'élégante sévérité de son style, révèle cependant une époque assez avancée, qui ne paraît pas antérieure à la fin du XIIe siècle.
Son plan, qui est celui d'une simple chapelle, ne comporte qu'une seule nef composée de trois travées carrées, sans bas-côtés, et une abside à cinq pans, dont deux parallèles, un peu plus étroite. Il n'y a pas trace de clocher.
Chacune des travées de la nef était couverte d'une voûte sur croisée d'ogives aujourd'hui effondrée, mais dont les supports, les formerets et quelques sommiers existent encore et ne laissent aucun doute sur son existence...
De la porte de la façade, il n'en reste que les piédroits, composés chacun de trois colonnettes appareillées, disposées à ressauts, en ébrasement. La sculpture de leurs chapiteaux, au galbe évasé, est assez simple. Ils sont composés d'arrangements variés de feuilles d'eau, dont plusieurs ont leur extrémité recourbée en crochet peu épanoui...
Chacun des cinq pans de l'abside est occupée par une grande arcade aveugle prise dans l'épaisseur du mur, sans aucun profil. Cette suite d'arcades repose sur des piédroits à arêtes verticales, aux impostes simplement profilés en quart de rond et reposant sur un beau soubassement en talus. La fenêtre qui s'ouvre sous chacune de ces arcades a son cintre à double ressaut concentrique à celui de l'arcade. Une étroite plate-bande portée par des modillons, fort simples couronne le tout.
D'après Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris,  Édouard Champion Libraire-Éditeur, 1913, p. 384-388.
Voir aussi :
Pierre Simonin, "Quatre chapelles du Temple en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 1992, n° 1, p. 20-22.

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