Saint Alexis
vitrail de Charles-Laurent Maréchal, Metz, 1862
Église Saint-Étienne de Boulay, Moselle
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L'histoire-fiction de La Gloire de l'Empire de Jean d'Ormesson :
"En 1077, l'année même de Canossa, pour compenser sans doute sa lutte implacable contre Henri IV d'Allemagne et s'y donner des forces, Grégoire VII, l'un des deux ou trois plus grands, peut-être, des pontifes romains, qui admirait déjà Alexis alors qu'il n'était encore que le moine Hildebrand, prononce par un bref, la béatification de l'Empereur. Aeneas Sylvius Piccolomini, devenu Pie II, envisage de mettre Alexis au rang des saints de l’Église catholique, mais il meurt avant d'avoir pu réaliser ce projet longtemps caressé qui soulève malgré tout, on le devine, des oppositions passionnées. En 1498 enfin, à la prière de sa fille Lucrèce qui nourrit pour le Père des peuples une véritable dévotion, Alexandre VI Borgia, passant outre à tous les scrupules et aux mises en garde, transforme, au cours d'une cérémonie solennelle, la béatification en canonisation. C'est un événement inouï dans les annales de l’Église, l'unique exemple d'un culte de dulie rendu à un non-chrétien. Neuf ans plus tard, Jules II della Rovere confirme par décret la décision de son prédécesseur et fixe au 17 juillet la fête de saint Alexis : elle figure encore aujourd'hui dans le moindre calendrier des postes, sur le mur de toutes les cuisines, au-dessus du four ou de l'évier."
Jean d'Ormesson, La Gloire de l'Empire, Œuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 606.
"Et - pièce unique et précieuse - la bulle par laquelle Alexandre VI Borgia proclamait la canonisation de l'empereur Alexis."
Jean d'Ormesson, Au plaisir de Dieu, Œuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 773.
"Et - pièce unique et précieuse - la bulle par laquelle Alexandre VI Borgia proclamait la canonisation de l'empereur Alexis."
Jean d'Ormesson, Au plaisir de Dieu, Œuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 773.
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