vendredi 30 janvier 2026

la source des Rhénanes d'Apollinaire est-elle dans Erckmann-Chatrian ?

"Sous l'influence des romans noirs anglais, Erckmann a débuté par des contes fantastiques que l'on relira longtemps, tout comme la plupart de ses œuvres. Si Sainte-Beuve n'a pas fait mention de son nom, ce fut uniquement pour des raisons politiques. Son influence est durable. Guillaume Apollinaire l'a certainement lu attentivement ᅳ nous en trouvons les preuves dans ses Rhénanes. Les contes d'Erckmann soutiennent la comparaison avec les contes d'E.T.A. Hoffmann."
Maxime Alexandre, "Littérature alsacienne", dans Histoire des littératures, III, Littératures françaises, connexes et marginales, Encyclopédie de la Pléiade, 1958, p. 1551.

J'ai relu les Rhénanes d'Apollinaire, les poèmes qui sont dans Alcools et dans Le Guetteur mélancolique, et, ayant lu pratiquement tout l'œuvre d'Erckmann-Chatrian, je n'ai pas trouvé d'indices comme quoi Apollinaire aurait lu attentivement ces deux auteurs, sauf peut-être le poème Schinderhannes (dans Alcools). Effectivement Schinderhannes, ce criminel, voleur et assassin, qui agissait en bande, est raconté et évoqué plusieurs fois dans Erckmann-Chatrian. Mais Apollinaire ayant séjourné en Allemagne, notamment en Rhénanie, d'août 1901 à août 1902, il est fort possible qu'il ait entendu parler de Schinderhannes. 
- Apollinaire, Œuvres poétiques, Bibliothèque de la Pléiade, 1956, p. 111-124 et 529-539. 
- Erckmann-Chatrian, Schinderhans, publication en 18 feuilletons, du 14 mai au 1er juillet 1850, dans Le Toulonnais.
- Erckmann-Chatrian, Schinderhannes ou les Brigands des Vosges, 1855.
- Erckmann-Chatrian, Schinderhans ou Jean l'Écorcheur, dans La Revue Alsacienne, 1878.

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