vendredi 23 janvier 2026

encore une musique de chats... torturés...


  Thyl Ulenspiegel et Lamme Goedzak califourchonnent jambe de-ci, jambe de-là sur leurs ânes


"Ce jour-là, Philippe roi [Philippe II, roi d'Espagne et du Portugal], ayant mangé trop de pâtisseries, était plus que de coutume mélancolique. Il avait joué sur son clavecin vivant, qui était une caisse renfermant des chats dont les têtes passaient à des trous ronds, au-dessus des touches. Chaque fois que le roi frappait sur une touche, celle-ci, à son tour, frappait le chat d'un dard ; et la bête miaulait et se plaignait à cause de la douleur. 
Mais Philippe ne riait point."
Dans La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs de Charles de Coster, 1869,  Livre troisième, chapitre XLI, p.192.
Charles de Coster aurait-il lu Athanase Kircher ?

Voir mon post du 15.03.2010 :
"Même dans ce simple divertissement, Kircher avait mis toute sa science. Une fois ouvert, le buffet d'orgue dévoila un mécanisme fort complexe. Lorsqu'on appuyait sur l'une des pédales, un système de transmission admirable faisait mouvoir une sorte de marteau qui s'abattait brusquement sur la queue d'un chat sanglée sur une plaquette de bois. Tous les matous de ce clavier à deux octaves avaient été longuement sélectionnés par Athanase pour leur faculté naturelle à miauler sur un certain ton. Ils étaient enfermés dans de petites boîtes ne laissant dépasser que leur queue, et même s'ils paraissaient n'apprécier que très médiocrement le traitement qui leur était infligé, ils n'en tenaient pas moins leur rôle à la perfection."
Jean-Marie Blas de Roblès, Là où les tigres sont chez eux, Éditions J'ai Lu, 2009, p. 358.

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