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jeudi 13 août 2026

Luc Ferry, avec raison, est contre la police de la pensée, l'Arcom

"Il y a peu, Franz-Olivier Gisbert fut rappelé à l'ordre par l'Arcom pour avoir osé dire que « s'il était juif, il n'aimerait pas vivre à Roubaix ». C'est son opinion et, du moins dans un pays encore libre, son droit absolu de l'exprimer. Au passage, la « haute autorité » en a profité pour tancer les journalistes de CNews qui ne l'ont pas contredit avec l'indignation qui, selon elle, s'imposait. Où sommes-nous, en Iran, en Chine ? On peut être en désaccord avec FOG (ce n'est pas mon cas, il n'a hélas dit que la vérité...), mais en quoi la police de la pensée doit-elle lui interdire d'exprimer sa pensée alors qu'il ne manque pas de médias publics ou privés pour le contredire si besoin ?"

"Dans ces conditions, on ne discute plus, on excommunie ! Je pourrais citer les soucis que nous connaissons tous, Onfray, Enthoven, Finkielkraut ou Philippe de Villiers en passant par FOG et votre serviteur, dès que nous osons parler sans langue de bois. On pourrait contester, argumenter, mais l'anathème, c'est tellement plus facile pour la police de la pensée ! Il va falloir désormais choisir : entrer en résistance au risque d'être interdit de parole par la bonne gauche et les autorités soi-disant « indépendantes » (en réalité, personne n'est jamais « indépendant », tout le monde a des opinions !) ou se soumettre à la langue de bois. Vraie question..."
Luc Ferry, dans Le Figaro du jeudi 13 août 2026.

Voir aussi, dans le même journal de ce jour, sur le même sujet,  le très bon article de Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel de 1989 à 1992.  

samedi 14 novembre 2020

les propos clairs et nets de Luc Ferry sur la liberté d'expression

Face au massacre ignoble que l'on sait, je suis Charlie, et sans aucune réserve. Pour autant, bien qu'assez résolument athée, j'avoue que certaines caricatures qui empruntent aux codes du film X, me semblent plus inutilement agressives qu'humoristiques, ce qui ne m'empêche en rien d'aimer vivre dans un pays où on pouvait naguère encore les publier sans risque, et d'espérer de toutes mes forces  que ces temps puissent revenir.
Luc Ferry dans Le Figaro du jeudi 12 novembre 2020.

jeudi 29 novembre 2018

Luc Ferry et son enfance villageoise

"Le village dans lequel j'ai passé mon enfance, dans le Vexin, pas très loin de Paris, a changé sans doute davantage  en cinquante ans qu'en cinq cents ans... Quand je leur raconte (à mes filles) que les paysans faisaient les foins à la faucille et coupaient le blé mur avec une faux..."
Je m'interroge sur la vraisemblance des souvenirs de Luc Ferry. De toute façon, on ne peut pas généraliser à partir des siens.
Luc Ferry est né en 1951. Supposons qu'il se souvienne de son enfance villageoise à partir de 1955. En 1951, dans les villages, les agriculteurs, déjà depuis très longtemps, coupaient la luzerne, le sainfoin, le trèfle avec une faucheuse attelée à deux chevaux, moissonnaient avec une moissonneuse-lieuse attelée à trois ou quatre chevaux. Vers 1952 apparaissent les premiers tracteurs, Renault jaunes, Farmall rouges, Ferguson gris-bleu. En 1953, sur les six agriculteurs du village de mon enfance (je suis né en 1940), trois d'entre eux avaient un tracteur. Il n'y avait que quelques personnes isolées qui allaient couper un peu d'herbe pour leurs lapins avec une faucille. Mais parfois, il fallait couper l'herbe d'un  petit pré en bordure du Rupt-de-Mad avec une faux.  Mais, après 1947, jamais dans mon village on  a coupé les blés mûrs avec une faux.

Couper les blés mûrs avec une grande faucille, j'ai vu cela en Espagne sur un  plateau de la Castilla Nueva en 1957. 

jeudi 16 mai 2013

impostures de l'art contemporain

Fric-frac : des impostures de l'art contemporain
extrait d'un article de Luc Ferry 
dans le Figaro du jeudi 16 mai 2013
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" Excellente enquête,  dans le dernier numéro  du magazine Capital, sur  ces temples de l'inculture que sont les fonds régionaux d'art contemporain (Frac). Créés comme il se doit par Jack Lang,  ils reposent sur l'idée, au premier abord sympathique, en réalité fallacieuse,  que l'art contemporain étant «difficile», trop «audacieux» pour être compris d'entrée de jeu par «la populace abrutie» (Kandinsky),  il devait être subventionné par l'argent public. Fadaise de gauche biaisée  à la racine, erronée dans son principe même, mais qui plus est consternante  de bêtise et de snobisme dans les applications auxquelles elle donne lieu  la plupart du temps. Bien entendu, elle fut plébiscitée par les artistes sans art et sans talent: au lieu d'avoir à convaincre un public, ils ont pu se contenter, souvent grâce au copinage, d'écouler leurs productions indigentes aux frais du contribuable."
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Mon cher Luc Ferry, c'est seulement maintenant que vous vous en apercevez ? Serait-ce parce que la France est en crise et qu'il ne faut plus dilapider l'argent public et celui des contribuables ? Mais tout continuera comme avant.
Tout a déjà été dit par Philippe Muray d'une façon plaisante dans "De l'art contemporain", Après l'Histoire, Les Belles Lettres, 1999, p. 63-75.
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A lire dans l'Express du 29 mai 2013,  L'entretien 
Gilles Lipovetsky, sociologue :  " Nous vivons l'ère du capitalisme artiste "



jeudi 7 juillet 2011

Hugo, hélas !

Ne jamais tronquer les citations, les utiliser à bon escient.
En lisant dans Le Figaro de ce jour l'article de Luc Ferry Du génie méconnu à l'intellectuel républicain, je me suis aperçu qu'il avait abrégé une réponse de Gide à qui un enquêteur demandait le nom du plus grand poète français. Gide n'avait pas répondu Hugo, mais Hugo, hélas !
Voici le texte de Luc ferry : " Qui oserait dire qu'il (Victor Hugo)  ne fut pas un génie et peut-être même, selon le mot fameux de Gide, le plus grand poète français ? "
Gide voulait surtout dire que Victor Hugo avait trop écrit : plus de 150 000 vers.
Sur la citation de Gide :
Gaétan Picon, " La Poésie au XIXe siècle ", dans Histoire des littératures, tome III, Encyclopédie de la Pléiade, 1958, p. 923.