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samedi 11 septembre 2021

le bain de terre sèche d'un ânon




  
Cet ânon se roule et se frotte sur de la terre sèche, puis se remet sur ses pieds
 Zone de biodiversité de Thionville

jeudi 25 février 2021

ces deux ânes sont de sortie



 

mardi 23 juillet 2013

l'âne Eusèbe de Jules Renard

Moins connu que Gédéon, l'âne farceur du roman La Terre de Zola, un âne nommé Eusèbe apparaît dans Les Cloportes de Jules Renard.
"Par tendresse pour son âne il [Fabrice] marchait toujours à ses côtés, l'aidant d'un coup d'épaule, lui parlant comme à un ami, l'appelait Eusèbe comme une grande personne."
"Enfin il fallait rentrer. C'était la nuit, tout le monde dormait. Eusèbe tirait dans la rue, disparaissait sous sa meule de foin dont les brins lui couvraient la tête et lui piquaient les oreilles. Parfois, du fond d'une cour, des chiens de ferme aboyaient, mais Eusèbe ne s'en effrayait pas, sachant bien que tous les chiens étaient maintenant renfermés et qu'il fallait être âne comme lui pour courir les rues si tardivement. De temps en temps il s'arrêtait, mangeant un peu de ce qui pendait sur lui ; mais amicalement Fabrice le prenait par la bride et pour l'encourager lui chantait une petite chanson. Eusèbe donnait un coup de collier. Fabrice s'épaulait aux roues et tous les deux rentraient harassés, perclus. Eusèbe dormait encore le premier. Au clair de lune Fabrice lui faisait son lit, le soignait, lui disait bonsoir et allait se coucher pour cinq heures de sommeil, bien heureux."
"Françoise jouait volontiers avec Eusèbe, prenait à pleine mains ses oreilles, douces comme des foulards, les nouait comme une cravate, les mettait horizontales, les rabattait, donnant de la sorte à l'âne des physionomies variées."
Jules Renard, Les Cloportes, dans Œuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, 1987, p. 93 et 125.

vendredi 28 juin 2013

les ânes de Saint-Baussant, Meurthe-et-Moselle


Les ânes de Saint-Baussant (Meurthe-et-Moselle)
et les ruines du vieux donjon du château du Moyen Âge

vendredi 5 octobre 2012

l'âne Platero


" Platero es pequeño, peludo, suave ; tan blando por fuera, que se diria todo de algodon, que no lleva huesos. Solo los espejos de azabache de sus ojos son duros cual dos escarabajos de cristal negro.
Lo dejo suelto, y se va al prado, y acaricia tibiamente con su hocico, rozandolas apenas, las florecillas rosas, celestes y gualdas... Lo llamo dulcemente : " Platero ? ", y viene a mi con un trotecillo alegre que parece que se rie, en no sé qué cascabeleo ideal...
Tu, si te mueres antes que yo, no iras, Platero mio, en el carrillo del pregonero, a la marisma immensa, ni al barranco del camino de los montes, como los otros pobres burros, como los caballos y los perros que no tienen quien los quiera... Vive tranquilo, Platero. Yo te enterraré al pie del pino grande y redondo del huerto de la Piña, que a ti  tanto te gusta. Estaras al lado de la vida alegre y serena. "
Juan Ramon Jiménez, Platero y yo (Elegia andaluza), Madrid, Alianza, El Libro de Bolsillo, 1987, p. 27 et 36-37.

l'âne Gédéon

" L'écurie était sans doute mal fermée, soudain l'on aperçut l'âne, Gédéon, au milieu du potager, tondant gaillardement un plant de carottes. Du reste, cet âne, un gros âne, vigoureux, de couleur rousse, la grande croix grise sur l'échine, était un animal farceur, plein de malignité ; il soulevait très bien les loquets avec sa bouche, il entrait chercher du pain dans la cuisine ; et, à la façon dont il remuait ses longues oreilles, quand on lui reprochait ses vices, on sentait qu'il comprenait. "
Émile Zola, La Terre, Le Livre de Poche, 2006, p. 131.

j'aime l'âne si doux de Rembercourt-sur-Mad


Un joli petit âne de Rembercourt-sur-Mad, Meurthe-et-Moselle
-
" J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.

Il prend garde aux abeilles
et bouge les oreilles ;

et il porte les pauvres
et des sacs remplis d'orge.

Il va, près des fossés,
d'un petit pas cassé.

Mon amie le croit bête
parce qu'il est poète.

Il réfléchit toujours.
Ses yeux sont en velours.

Jeune fille au doux cœur,
tu n'as pas sa douceur :

car il est devant Dieu
l'âne doux du ciel bleu. "

Francis Jammes (Tournay 1868 - 1938)
-
"Avec leur air si triste, les ânes, chers à Apulée, à Buridan et à Francis Jammes, ont toujours été pour moi des modèles de sagesse et de résignation à notre destin inexorable."
Jean d'Ormesson, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, dans Œuvres II, Bibliothèque de la Pléiade, p. 1378.

les ânes de Saint-Baussant, Meurthe-et-Moselle


Les ânes de Saint-Baussant prennent le frais
Saint-Baussant, Meurthe-et-Moselle

mardi 7 décembre 2010

Sancho Panza a retrouvé son grison


Sancho Panza a retrouvé son âne
volé par Passamonte
illustration de Georges Roux
-
Texte :
" Como has estado, bien mio, rucio de mis ojos, compañero mio ? "
Cervantes, El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha, I (1605), chapitre XXX.
Traduction de César Oudin, 1614, revue par Jean Cassou, 1949 :
" Comment t'es-tu porté, mon unique bien, grison de mon âme et compagnon de mes travaux ? "
Traduction de Jean-Raymond Fanlo, 2008 :
" Comment vas-tu, mon roussin de mon cœur, mon cher compagnon ? "
Notes :
- Como has estado est un passé, Oudin le traduit bien. Comment allais-tu (chez ce voleur de Passamonte). Pourquoi traduire au présent ?
- bien mio = mon bien, tout simplement.
- rucio = grison et non roussin. Un roussin est un cheval un peu épais dont on se servait pour la chasse ou la guerre.
Sancho tient à son grison comme à (la prunelle de) ses yeux ? Cette interprétation va trop loin. De mon âme, ou de mon cœur conviennent tous les deux.
- compañero mio = mon compagnon, tout simplement. Pourquoi en rajouter ?