Zut ! Cette perruque reste affaissée tout en haut de ma figure ! (in petto)
LE PAYS NATAL DE JLJ : LA LORRAINE
jeudi 2 avril 2026
mercredi 1 avril 2026
P et T Luxembourg
Plaque pour les P & T de Luxembourg
Fonderies de Pont-à-Mousson
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
ne pas laisser de traces
"Mais la vie merveilleuse s'était retirée de la chambre d'Isa ; et au bas de l'armoire, une paire de gants, une ombrelle avaient l'air mort. Je regardais la vieille cheminée de pierre qui porte, sculptés sur son tympan, un râteau, une pelle, une faucille et une gerbe de blé. Ces cheminées d'autrefois, où peuvent flamber des troncs énormes, sont fermées, pendant l'été, par de vastes écrans de toile peinte. Celui-ci représentait un couple de bœufs au labour qu'un jour de colère, étant petit garçon, j'avais criblé de coups de canif. Il n'était qu'appuyé contre la cheminée. Comme j'essayais de le remettre à sa place, il tomba et découvrit le carré noir du foyer plein de cendre. Je me souvins alors de ce que m'avaient rapporté les enfants sur cette dernière journée d'Isa à Calèse : « Elle brûlait des papiers, nous avons cru qu'il y avait le feu... » Je compris, à ce moment-là, qu'elle avait senti la mort approcher. On ne peut penser à la fois à sa propre mort et à celle des autres : possédé par l'idée fixe de ma fin prochaine, comment me fussè-je inquiété de la tension d'Isa ? « Ce n'est rien, c'est l'âge », répétaient les stupides enfants. Mais elle, le jour où elle fit ce grand feu, savait que son heure était proche. Elle avait voulu disparaître tout entière ; elle avait effacé ses moindres traces. Je regardais, dans l'âtre, ces flocons gris que le vent agitait un peu. Les pincettes, qui lui avaient servi, étaient encore là, entre la cheminée et le mur. Je m'en saisis, et fourrageai dans ce tas de poussière, dans ce néant."
François Mauriac dans Le Nœud de vipères.
mardi 31 mars 2026
De Dietrich et Cie de Lunéville
Société Lorraine De Dietrich et Cie de Lunéville
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
lundi 30 mars 2026
Jean-Baptiste Lamour, grille d'appui de fenêtre
Jean-Baptiste Lamour, Grille d'appui de fenêtre du 1er étage de sa maison de Nancy
XVIIIe siècle - forgé, peint et doré - Musée Lorrain
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
dimanche 29 mars 2026
les lavandières dans "Jours de colère" de Sylvie Germain
Les lavandières au lavoir
aquarelles de Guy Bedin
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"Le jour suivant elles avaient vidé le cuvier dans la cour et empilé le linge dans une brouette, l'avaient recouvert d'un drap et s'étaient acheminées vers le lavoir. Toutes les femmes s'y étaient retrouvées avec leurs brouettes emplies de linge encore fumant. Chacune s'était agenouillée dans un petit caisson de bois recouvert de paille ou d'un vieux chiffon plié, puis, penchée sur le bassin, avait lancé dans l'eau, qui un rap, qui une nappe. Un formidable brouhaha retentissait dans le lavoir ; les femmes s'interpellaient en criant et riant, de part et d'autre du bassin, à travers le bruit des brosses frottant le linge et le claquement des battoirs. Edmée et Reinette-la-Grasse étaient là, accompagnées de Louison-la-Cloche qui participait au travail de rinçage. Les femmes l'aimaient bien , il était drôle, les faisait rire, et s'empressait toujours auprès d'elles avec agilité, prêt à aider chacune. L'eau giclait jusqu'aux poutres, les gouttes voltigeaient dans la lumière en essaims scintillants , une mousse brunâtre s'écoulait des draps. Toute la crasse de l'année s'en allait en frous-frous gris dans les remous de l'eau glacée. Puis, sitôt l'eau enfin redevenue claire, les lavandières passaient leur linge au bleu. De grandes traînées azurées s'éployaient à travers le bassin, des grappes de bulles irisées dansaient autour des mains des lavandières. Certaines plongeaient leurs bras rougis au fond de l'eau pour rattraper la brosse ou le battoir qui venait d'y glisser. Puis elles tordaient le linge pour l'essorer, toujours agenouillées dans leurs caissons mouillés, et leurs bras semblaient également se tordre. Troisième jour de lessive : jour de grand bruit, d'éclaboussures, de bleu."
Sylvie Germain, Jours de colère, Folio Gallimard, 2024, p. 204-205.
saint Pierre Fourier remettant le livre des Constitutions aux religieuses de la Congrégation Notre-Dame
Saint Pierre Fourier remettant le livre des Constitutions aux religieuses de la Congrégation Notre-Dame
XVIIIe siècle - Église Saint-Antoine - Bar-le-Duc
© Inventaire de Lorraine
samedi 28 mars 2026
les usines des pompes Noël de Liverdun
Les usines de la Flie des Pompes Noël de Liverdun
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
le portail de l'ancien château de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
portail du troisième tiers du XVIe siècle-début XVIIe
Écu armorié : tiercé en pal, au I de... aux 3 bandes de ...,
au II de... au rencontre de cerf (?) de..., en chef, en III à l'échiqueté de...
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Portail de l'ancien château de Bulizelle - Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Sylvie Germain cite un passage de "La Princesse de Clèves"
© Éditions Dargaud
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[Baptiste fut tellement surpris par la beauté de Pauline, la vendeuse de la librairie Boromée...]
"Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini sans leur donner le loisir de parler à personne et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point."
Sylvie Germain, Le Livre des Nuits, Folio Gallimard, 2025, p. 260.
Il ne s'agit pas du duc de Nemours du roman d'Alexandre Dumas, Le Page du duc de Savoie, mais de celui de La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette.
Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, dans Romanciers du XVIIe siècle, Bibliothèque de la Pléiade, 1958, p. 1126.
vendredi 27 mars 2026
la Madone des Prémontrés de Pont-à-Mousson
Marina Lioubaskine, La Madone des Prémontrés
1991 - hst - 100 x 120 cm (sic)
Patrimoine de l'Abbaye des Prémontrés
modèle de grille de porte aux iris
Modèle de grille de porte de style Art Nouveau - décor d'iris
A. Salins et Cie, Dammarie et Écurey (Meuse), premier tiers du XXe siècle, fonte
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
jeudi 26 mars 2026
plaque d'égout réalisée par Saint-Gobain PAM d'après un dessin d'Alëxone
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
mercredi 25 mars 2026
modèles de grilles de porte de style Art Déco
Modèles de grilles de porte de style Art Déco
A. Salins & Cie, Dammarie et Écurey, Meuse - second quart du XXe siècle - fonte
Exposition Le Fer en héritage(s) aux Prémontrés de Pont-à-Mousson
21 mars - 28 juin 2026
l'église Saint-Étienne-Saint-Vit de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Église Saint-Étienne-Saint-Vit de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
église reconstruite en 1895, tour romane du dernier tiers du XIIe siècle
Plan de l'ancienne église romane par Rainer Slotta
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- Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris, Édouard Champion, 1913, vue de la tribune, p. 116, fig. 83.
- Rainer Slotta, Romanische Architektur im lothringischen Département Meurthe-et-Moselle, Bonn, Rudolf Habelt Verlag, 1976, p. 100-101. Reconstitution : nef basilicale de trois travées [?], tour occidentale carrée sans ouverture à l'extérieur, chœur carré. Dessin de la tribune.
Régulièrement orientée, l'ancienne église comportait une massive tour presque carrée hors œuvre, appuyée contre sa façade occidentale. La tour s'ouvrait intérieurement sur une nef de quatre travées flanquées de bas-côtés. C'était une nef de type basilical dont les grandes arcades en plein cintre et à arêtes vives portaient sur des colonnes. Un plafond de charpente assurait le couvrement d'une partie de la nef. La nef communiquait avec un chœur carré d'une seule travée qui est encore partiellement conservé. Il flanque à droite la nef contemporaine et forme ainsi un pendant à la tour qui la flanque, elle, à gauche. Sur chaque face de l'étage supérieur de la tour s'ouvrent de doubles baies géminées en plein cintre et à angles vifs surmontées d'archivoltes ornées d'une rangée de billettes. Les retombées des archivoltes se prolongent en impostes horizontales qui contournent les massifs d'angle carrés et entourent tout l'édifice, détail ornemental typiquement lorrain.
D'après Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine, tome II, Nancy, Sté d'Archéologie lorraine, 1983, p. 60-62.
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