vendredi 9 octobre 2026

Jésus tombe pour la troisième fois, station du chemin de croix d'Usselkirch, Moselle


 Jésus tombe pour la troisième fois
IXe station du chemin de croix - station dite du Christ rampant
Usselkirch, Boust, Moselle

saint Augustin, le spectacle dramatique et la sorte de plaisir que l'on en éprouve

"Les spectacles du théâtre me ravissaient : ils étaient pleins des images de mes misères et de substances où j'alimentais le feu qui me dévorait. Pourquoi veut-il s'affliger en contemplant des aventures tragiques et lamentables, qu'il ne voudrait pas lui-même souffrir ? Et cependant, spectateur, il veut de ce spectacle ressentir l'affliction, et en cette affliction consiste son plaisir. Qu'est-ce là, sinon une pitoyable folie ? Car nous sommes d'autant plus émus que nous sommes moins guéris de ces passions. Quand on souffre soi-même, on nomme ordinairement cela misère, et quand on partage les souffrances d'autrui, pitié. Mais quelle est cette pitié inspirée par les fictions de la scène ? Ce n'est pas à aider autrui que le spectateur est incité, mais seulement à s'affliger, et il aime l'auteur de ces fictions dans la mesure où elles l'affligent. Si le spectacle de ces malheurs antiques  ou fabuleux ne l'attriste pas, il se retire avec des paroles de mépris et de critique. S'il éprouve de la tristesse, il demeure là, attentif et joyeux."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 50.  

jeudi 8 octobre 2026

Jeanne d'Arc, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse



Sainte Jeanne d'Arc écoutant ses voix
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

saint Méen et saint Walfroy, statuettes de l'église de Chauvency-le-Château



 Saint Méen de Bretagne et Saint Walfroy, apôtre des Ardennes
statuettes en bois, XVIIIe siècle
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 
-
- À Margut (Ardennes), commune située à quelques kilomètres au nord de Chauvency-le-Château, il existe la chapelle de l'ermitage Saint-Walfroy. 
- Aux temps mérovingiens, vers l'an 585, le diacre Walfroy, disciple de saint Martin de Tours, vient dans le pays d'Yvois pour y vivre en ermite. Walfroy joint à la prière une forme de pénitence originale : comme les stylites d'Orient, il se tient sur une colonne, y endurant les rigueurs du climat ardennais. Sa prédication et son exemple, attire à l’Évangile les habitants de la région qui finissent par briser le signe de leur paganisme : la statue de la Dea Arduina vénérée sur la colline. Obéissant à l'évêque de Trèves, Walfroy quitte sa colonne, évangélise la région et construit, au sommet de la colline, une église en l'honneur de saint Martin. Il en fait un foyer de vie religieuse. Il meurt peu avant l'an 600, inhumé dans l'église qu'il a construite. Ses reliques ont été transportées à Yvois (Carignan), le 7 juillet 979. D'après Wikipédia.

mercredi 7 octobre 2026

saint Grégoire sur un panneau de la chaire de l'église de Velosnes, Meuse



Saint Grégoire le Grand
l'un  des quatre docteurs de l'église sur la cuve de la chaire
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse

le portail de 1761 de l'église de Velosnes, Meuse


dessin d'Euxane Pellereau, architecte,  d'après l'inventaire des églises mené en 2024

 Portail daté de 1761
chœur de 1664, nef de 1761 
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse 

mardi 6 octobre 2026

la rareté d'art chinois et le tableau de l'Ecce homo d'un cabinet d'art

"J'entrai un jour avec un homme de qualité dans un cabinet d'art où étaient de belles raretés. Parmi les tableaux, je ne goûtai rien mieux qu'un Ecce homo pour l'expression de miséricorde par quoi il ravissait pour ainsi dire les spectateurs en compassion ; à côté se trouvait une charte de papier peinte en Chine où étaient des faux dieux des Chinois en majesté, dont une partie étaient faits comme des diables ; le maître de maison me demanda quelle pièce de son cabinet d'art me plaisait le mieux. Je montrai l'Ecce homo, mais il dit que je me trompais, car la peinture chinoise était plus rare et par conséquent plus précieuse ; il ne l'aurait pas donnée contre dix Ecce homo. Je répondis : « Monsieur, votre cœur est-il comme votre bouche ? » Il dit : « J'y veille. » Sur quoi je dis : « Ainsi le dieu de votre cœur et celui de votre bouche avoue que le portrait est le plus précieux. » « Rêveur ! » dit cet autre, « J'estime la rareté. » Je répondis : « Est-il chose plus rare et plus admirable  que le fait que le Fils de Dieu ait souffert pour nous comme nous le représente ce tableau ? »"
Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissismus, Paris, Fayard, 1990, p. 72.

Komm, Trost der Nacht, o Nachtigall, un des plus beaux poèmes de la langue allemande

Grimmelshausen a écrit un des plus beaux poèmes de la langue allemande :

Komm, Trost der Nacht, o Nachtigall,
Laß deine Stimm mit Freudenschall,
Aufs lieblichste erklingen;
Komm, komm, und lob den Schöpfer dein,
Weil andre Vöglein schlafen sein,
Und nicht mehr mögen singen!
Laß dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Obschon ist hin der Sonnenschein,
Und wir im Finstern müssen sein,
So können wir doch singen;
Von Gottes Gut und seiner Macht,
Weil uns kann hindern keine Macht,
Sein Lob zu vollenbringen.
Drum dein Stimnilein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
im Hinirnel hoch dort oben.

Echo, der wilde Widerhall
Will sein bei diesem Freudenschall,
Und lasset sich auch hören;
Verweist uns alle Müdigkeit,
Der wir ergeben allezeit,
Lehrt uns den Schlaf betören.
Drum dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Die Sterne, so am Himmel stehn,
Sich lassen zum Lob Gottes sehn,
Und Ehre ihm beweisen,
Die Eul auch die nicht singen kann,
Zeigt doch mit ihrem Heulen an,
Daß sie Gott auch tu preisen.
Drum dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Nur her, mein liebstes Vögelein,
Wir wollen nicht die faulste sein,
Und schlafend liegen bleiben,
Vielmehr bis daß die Morgenrot,
Erfreuet diese Wälder öd,
In Gottes Lob vertreiben.
Laß dein Stimmlein,
erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben. 

Traduction de Jean Amsler :

Rossignol, réconfort du soir,
Fais sonner ton chant dans le noir,
Lorsque la nuit s'avance,
Viens, viens chanter ton créateur
Lorsque tout autre oiseau chanteur
Observe le silence.

Fais résonner tes hymnes pures,
Car de toutes les créatures
C'est toi qui célèbre le mieux
Celui qui règne dans les cieux.

Bien que le soleil soit enfui,
Nous laissant chétifs dans la nuit,
Chantons avec les anges
De Dieu la grâce et la grandeur ;
Même la nuit chantons en chœur, 
Achevons ses louanges.

L'écho farouche du désert
Veut être de notre concert ;
Sa voix se fait entendre
Et tient nos esprits en éveil,
Chassant de nos yeux le sommeil
Qui pourrait nous surprendre.

Les astres qui sont dans le ciel
Luisent pour louer l'Éternel
Et pour lui rendre hommage ;
Il n'est jusqu'au triste hibou
Invisible qui, 
de son trou,
Ne mêle son ramage.

Et bien ! petit oiseau chéri
Nous voulons le chanter aussi
Et si longtemps qu'Aurore
Ne réchauffe ce triste lieu
Nous chanterons l'espoir en Dieu
Nous chanterons encore.

- Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissimus, traduction de l'allemand par Jean Amsler, préface de Pascal Quignard, Paris, Fayard, 1990, p. 32-33.
- Maxime Alexandre, "Littérature allemande", dans Histoire des littératures tome II, Encyclopédie de la Pléiade, 1956, p. 1026 : Dans son Simplicissimus figure d'autre part un  des plus beaux poèmes de la langue allemande : Komm Trost der Nacht, o Nachtigall...

saint Christophe, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse




Saint Christophe protégez-nous
vitrail de Joseph Benoit, peintre verrier, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

les fruits du catalpa du parc Napoléon de Thionville

Les fruits du catalpa du parc Napoléon de Thionville

lundi 5 octobre 2026

saint Martin et saint Eloi, statues de l'église de Velosnes, Meuse



Saint Martin et Saint Eloi
bois, XVIIIe siècle
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse 

saint Augustin à Milan ; il y connaît saint Ambroise

"En ce temps-là on  manda de Milan au préfet de Rome de procurer à cette ville un professeur de rhétorique. Son voyage serait assuré par l'État. Je demandai ce poste par l'intermédiaire de ces mêmes amis qu'enivraient les folies manichéennes : c'était pour en finir avec eux que j'allais là-bas , mais nous l'ignorions eux et moi. Symmaque, alors préfet de la ville, me proposa un sujet de discours. Je satisfis à l'épreuve et il m'envoya à Milan.
Arrivé dans cette ville, j'allai voir l'évêque Ambroise, connu du monde entier comme une âme d'élite et votre pieux serviteur. Sa vaillante éloquence servait alors à votre peuple « la nourriture de votre froment » [psaume LXXX, 17], « la joie de votre huile » [psaume XLIV, 8], « la sobre ivresse » de votre vin. Vous me conduisiez à lui, à mon insu, afin qu'il me conduisît à vous en pleine conscience. Cet homme de Dieu me reçut paternellement, et se réjouit de ma venue avec une charité convenable à un évêque. Je me mis à l'aimer, non pas d'abord comme un maître de vérité (je n'espérais plus la trouver dans votre église), mais comme un homme bienveillant pour moi. Je l'écoutais assidûment parler au peuple, non point dans l'esprit qui eût convenu, mais pour me rendre compte si son éloquence  méritait la réputation qu'on lui faisait ou si elle était  au-dessus  ou au-dessous de ces louanges. Je me tenais suspendu à sa parole, insouciant et dédaigneux de ce qu'il disait. J'étais charmé par l'agrément de ce langage, plus savant que celui de Faustus [Fauste de Milève, évêque manichéen du IVe siècle], mais moins enjoué et séduisant quant au style. Pour les choses mêmes, nulle comparaison ; l'un s'égarait dans les rêveries manichéennes, l'autre enseignait la plus saine doctrine du salut. Mais le salut est loin des pécheurs, tel que j'étais alors. Et pourtant je m'en rapprochais peu à peu, sans le savoir."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 103-104.

dimanche 4 octobre 2026

la mort de saint Martin, vitrail de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse



La mort de saint Martin
vitrail de Benoit Frères, Nancy, 1949
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse 

saint Martin guérit un lépreux, vitrail de l'église de Bazeilles-sur-Othain


Saint Martin guérit un lépreux
vitrail de Benoit Frères, 1949
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse 

samedi 3 octobre 2026

un épicéa commun du parc Napoléon de Thionville




 

saint Pierre et saint Paul, statues de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse



 Saint Pierre et Saint Paul du maître-autel
bois, XVIIIe siècle
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse 

dessins d'églises du canton de Montmédy, Meuse


Églises du canton de Montmédy, Meuse
dessins d'Euxane Pellereau, architecte © Odeline Cheron

Sur ma photo ci-dessus du panneau où sont représentées toutes les églises du canton de Montmédy,  il manque les églises de Écouviez, Fresnois, Louppy-sur-Loison, Thonne-les-Prés, Villécloye. 





Localités du canton de Montmédy
Velosnes et non Vélosnes
© Inventaire de Lorraine

le cadran solaire de l'église de Chauvency-Saint-Hubert, Meuse


Cadran solaire 
Église Saint-Hubert - Chauvency-Saint-Hubert, Meuse 

exposition TERRES D'AR(T)GILE aux Prémontrés de Pont-à-Mousson


Exposition TERRES D'AR(T)GILE
3 octobre - 13 décembre 2026
Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson

vendredi 2 octobre 2026

bannière Saint-Martin de l'église de Flassigny, Meuse


 Saint Martin priez pour nous
Bannière de l'église Saint-Martin - Flassigny, Meuse

la vaine curiosité dénoncée par saint Augustin

"Mais que de menues et méprisables bagatelles tentent chaque jour notre curiosité ! Et qui pourrait énumérer nos chutes ? Que de fois, quand on nous raconte des balivernes, nous commençons par les souffrir pour ne point offenser la faiblesse d'autrui, et puis peu à peu nous y prêtons une attention  complaisante ! Je ne vais plus au cirque voir un chien courir après un lièvre ; mais si par hasard je passe dans un champ où s'offre à moi cette vue, me voilà intéressé par la poursuite, distrait même peut-être d'une profonde pensée. Ce n'est pas au point de faire changer la route de ma monture, mais mon cœur est entraîné. Et si par cette démonstration de mon infirmité, vous ne réussissez pas à m'avertir de laisser ce spectacle et de m'élever à vous par quelque réflexion, ou encore de faire fi de tout cela et de passer mon chemin, je reste là abruti par ma vaine curiosité."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 241-242.

l'enlèvement d'une Sabine, ivoire de Dieppe, du Musée de Commercy


L'enlèvement d'une Sabine d'après Jean de Bologne (1529-1608)
attr. à Charles Tranquille Collette (1825-1895)
ivoire, Dieppe, 2e moitié du XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire- Commercy

l'armistice de saint Martin, vitrail de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse


L'Armistice de saint Martin
vitrail de Benoit Frères, Nancy, 1949
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse

jeudi 1 octobre 2026

robiniers en automne




Robiniers en automne
Parc Napoléon - Thionville

la Vierge à l'Enfant, vitrail de l'église de Velosnes, Meuse


 Vierge à l'Enfant Jésus
vitrail d'un peintre-verrier inconnu
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse