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vendredi 13 août 2021

le dieu-cavalier à l'anguipède provenant de Portieux au MUDAAC d'Épinal



 Dieu- cavalier à l'anguipède 
grès - provenance : Portieux, Vosges
époque gallo-romaine
Musée départemental d'Art ancien et contemporain d'Épinal 

L'identité du cavalier du groupe de l'anguipède n'est pas douteuse : quelques socles portent, entière ou mutilée, la dédicace I.O.M. (Jupiter Très Bon Très Grand).

"Si la signification du cheval et du monstre anguipède ont fait l'objet de discussions, on s'accorde sur le symbolisme général du monument du cavalier à l'anguipède, qui est un symbolisme de victoire marqué par l'attitude combattante du dieu-cavalier, ses attributs, son costume (presque toujours une cuirasse à lambrequins) : victoire de la lumière céleste sur les forces souterraines de l'ombre représentée par le géant qui paraît sortir du sol et dont la nature serpentiforme souligne le caractère chtonien ; victoire aussi, plus prosaïquement, de la prospérité sur la stérilité. Double aspect, qui explique les fonctions attribuées au Jupiter gallo-romain chez les Leuques et les Médiomatriques. D'une part des fonctions salutaires : à La Malmaison (Montiers-sur-Saulx, Meuse) un lot de sculptures à scènes médico-religieuses, dont l'une représente une opération ophtalmologique, a été découvert en relation avec des fragments d'au moins deux groupes du dieu-cavalier à l'anguipède, ce qui indique que ce Jupiter gallo-romain de la cité des Leuques, dieu personnifiant la lumière céleste, était tout naturellement invoqué pour la sauvegarde de la vue. D'autre part, et surtout, il avait des fonctions de dispensateur de la prospérité, maître du ciel lançant l'éclair et provoquant la pluie qui féconde le sol : il était la divinité à invoquer pour obtenir le temps favorable à l'agriculture. Il était donc le protecteur du groupe humain travaillant la terre, de la villa rustique du fermier aisé comme du hameau de petits paysans."
Yves Burnand, Encyclopédie illustrée de la Lorraine. Histoire de la Lorraine, tome 2, Les Temps anciens, de César à Clovis, Metz, Éditions Serpenoise, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1990, p.159. 

un dieu-cavalier à l'anguipède provenant de Grand au MUDAAC d'Épinal


 Dieu-cavalier à l'anguipède provenant de Grand, Vosges
époque gallo-romaine
Musée départemental d'Art ancien et contemporain d'Épinal 

dimanche 25 octobre 2020

le dieu-cavalier à l'anguipède de Merten au Musée de la Cour d'Or de Metz



Les quatre saisons sont représentés sur le chapiteau par des figures humaines
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 Dieu-cavalier à l'anguipède de Merten
les quatre têtes du chapiteau représentent les saisons 
IIIe siècle
Musée de la Cour d'Or - Metz
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La colonne du cavalier à l'anguipède a été mise à jour à Merten, près de Boulay en Moselle, le 3 janvier 1878. C'est un habitant qui l'a découverte dans son jardin alors qu'il creusait un puits. Deux-cent quatorze fragments ont ainsi pu être exhumés puis déposés aux Musées de Metz le 3 avril 1879 avant que l'œuvre restaurée n'intègre la galerie lapidaire en 1885. Près d'un siècle plus tard, un espace du musée est entièrement consacré à cette colonne. La salle qui l'accueille, de forme cylindrique, est peinte en bleu nuit dans le but de rappeler la voûte céleste, domaine de Jupiter. Désormais, trois parties - au lieu de quatre - composent cette sculpture monumentale. Au sommet, le groupe du cavalier à l'anguipède trône sur un chapiteau orné de quatre visages symbolisant les saisons. En 1989, un moulage de la colonne est placé rue Serpenoise à Metz pour mieux contempler l'œuvre dans son intégralité. 

- Gérald Collot, La civilisation gallo-romaine dans la cité des Médiomatriques. 2ème partie : Les rites funéraires et la sépulture, la sculpture monumentale et son adaptation à l'architecture, l'art de bâtir, Musée archéologique de Metz, 1976, p. XXXX, n° 59.
- Musées de Metz. Dossiers d'œuvres, Metz, Musée de la Cour d'Or, 2007, p. 31.
- Les cavaliers à l'anguipède du Musée Lorrain de Nancy : Gérard Moitrieux, Images du monde gallo-romain. La sculpture figurée gallo-romaine du Musée Lorrain de Nancy, Nancy, Édition du Pays Lorrain, Société d'archéologie et du Musée historique lorrain, 1992, p. 80 : en provenance de Dommartin-la-Chaussée, Grand, Hommert, Pannes.

le dieu-cavalier à l'anguipède de Valette au Musée de la Cour d'Or de Metz


 Le dieu-cavalier à l'anguipède découvert dans la forêt de Valette, canton de Forbach, en 1902
Musée de la Cour d'Or - Metz
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- Gérald Collot, La civilisation gallo-romaine dans la cité des Médiomatriques. 2ème partie : Les rites funéraires et la sépulture, la sculpture monumentale et son adaptation à l'architecture, l'art de bâtir, Musée archéologique de Metz, 1976, p. XXXX, n° 58.
- Émile Linckenheld, "Le cavalier au géant dans le folklore lorrain", dans Le Pays Lorrain, 1934, p. 478-487. 

dimanche 20 septembre 2020

le groupe du dieu-cavalier terrassant un monstre anguipède du musée de Verdun


 Dieu-cavalier terrassant un monstre anguipède
époque gallo-romaine, groupe trouvé à Senon (Meuse) en 1850
Musée de la Princerie - Verdun


Auguste Bretagne, "Représentation d'Hercule, vainqueur des géants, dans le Nord-Est de la Gaule", dans les Mémoires de la Société d'Archéologie Lorraine, 1863, fig. 2 de la planche. 
On considère aujourd'hui que c'est Jupiter qui terrasse l'anguipède. 

Depuis 1863, il faut ajouter le groupe du cavalier à l'anguipède, juché sur sa colonne, mis à jour en 1878 à Merten, près de Boulay (Moselle), et conservé au Musée de la Cour d'Or de Metz. Celui découvert à Portieux (Vosges) se trouve au Musée d'Art Ancien et Contemporain d’Épinal. 
Les cavaliers à l'anguipède du Musée Lorrain de Nancy : Gérard Moitrieux, Images du monde gallo-romain. La sculpture figurée gallo-romaine du Musée Lorrain de Nancy, Nancy, Édition du Pays Lorrain, Société d'archéologie et du Musée historique lorrain, 1992, p. 80 : en provenance de Dommartin-la-Chaussée, Grand, Hommert, Pannes.