Affichage des articles dont le libellé est Eglises romanes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eglises romanes. Afficher tous les articles

mercredi 25 mars 2026

l'église Saint-Étienne-Saint-Vit de Blénod-lès-Pont-à-Mousson





Église Saint-Étienne-Saint-Vit de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
église reconstruite en 1895,  tour romane du dernier tiers du XIIe siècle


Plan de l'ancienne église romane par Rainer Slotta
-

- Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris, Édouard Champion, 1913, vue de la tribune, p. 116, fig. 83.


- Rainer Slotta, Romanische Architektur im lothringischen Département Meurthe-et-Moselle, Bonn, Rudolf Habelt Verlag, 1976, p. 100-101. Reconstitution : nef basilicale de trois travées [?], tour occidentale carrée sans ouverture à l'extérieur, chœur carré. Dessin de la tribune.


Régulièrement orientée, l'ancienne église comportait une massive tour presque carrée hors œuvre, appuyée contre sa façade occidentale. La tour s'ouvrait intérieurement sur une nef de quatre travées flanquées de bas-côtés. C'était une nef de type basilical dont les grandes arcades en plein cintre et à arêtes vives portaient sur des colonnes. Un plafond de charpente assurait le couvrement d'une partie de la nef. La nef communiquait avec un chœur carré d'une seule travée qui est encore partiellement conservé. Il flanque à droite la nef contemporaine et forme ainsi un pendant à la tour qui la flanque, elle, à gauche. Sur chaque face de l'étage supérieur de la tour s'ouvrent de doubles baies géminées en plein cintre et à angles vifs surmontées d'archivoltes ornées d'une rangée de billettes. Les retombées des archivoltes se prolongent en impostes horizontales qui contournent les massifs d'angle carrés et entourent tout l'édifice, détail ornemental typiquement lorrain.
D'après Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine, tome II, Nancy, Sté d'Archéologie lorraine, 1983, p. 60-62.

jeudi 9 octobre 2025

l'église romane de Mont-devant-Sassey, Meuse









Église Notre-Dame de Mont-devant-Sassey, Meuse 
-
Étienne Fels, "Mont-devant-Sassey", dans le Guide archéologique du Congrès de Nancy-Verdun de 1933, Paris, Picard, 1934, p. 471-487.

dimanche 7 septembre 2025

la chapelle Sainte-Madeleine de Louppy-sur-Loison, Meuse


nef romane, chœur du XVIe siècle, chapelle rajoutée au XIXe siècle (avec oculus)



fenêtre romane de la nef côté sud


oculus de la chapelle rajoutée au XIXe siècle
-
Chapelle Sainte-Madeleine - Louppy-sur-Loison, Meuse

jeudi 19 juin 2025

l'église romane de Dugny-sur-Meuse







"En élévation, le niveau moyen de la tour s'orne sur chaque face, sauf à l'est, d'une triple arcature aveugle. Les arcs sont en plein cintre et à angles vifs. Ils reposent sur des colonnettes à beaux chapiteaux sculptés et à tailloirs ornés de bouclettes sinueuses. Sur les murs, les tailloirs se prolongent en impostes qui font le tour des massifs d'angle. L'étage supérieur est en sensible retrait. Ses faces, sauf celle de l'est, sont percées de baies géminées groupées deux par deux, qui ont d'intéressants chapiteaux sur les colonnettes des trumeaux. Tout au sommet règne un hourd de bois (refait) datant de la fin du Moyen Âge, époque à laquelle on surhaussa aussi la nef et le chœur pour fortifier l'église et la transformer en lieu de refuge." (Hubert Collin.)






porte de la façade occidentale de la tour construite au XVIIIe siècle




extérieur de la nef côté sud



extérieur de la nef côté nord


extérieur de la nef côté nord - une rangée de billettes


petite fenêtre romane



l'abside et l'absidiole sud, restées intactes, avec des parois de pierre bien appareillées, 
sont animées par des pilastres  de très faible relief réunis par des arcs sous lesquels s'ouvrent les fenêtres


ce n'est la porte d'entrée pour une crypte, mais celle d'un  caveau


pour la défense, le chevet a été exhaussé par un mur de 5,40 m bâti en moellons


abside et ruine de l'absidiole nord



absidiole sud



Dugny. Plan par Delangle
Basilique à piliers carrés. tour-clocher-porche dans œuvre, nef de quatre travées avec bas-côtés,
chœur d'une travée, délimitée par des piliers composites et terminée par une abside semi-circulaire
flanquée d'absidioles, celle du sud restée intacte  
-
Église Notre-Dame-en-sa-Nativité - Dugny-sur-Meuse
-


Église de Dugny. Dessin de Gustave Létrillart
-
- Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris, Champion, 1913. Plusieurs mentions : clocher-tour hors-œuvre avec porte ou sans porte (p. 116, n. 1), tribune de la tour-porche (p. 118 et fig. 82), l'arcature aveugle de la tour (p. 122, n. 1), système de la basilique (p. 89, n. 1), jambages des fenêtres du chevet ornés à l'intérieur d'une petite colonnette, sans archivolte saillante (p. 94). 
- René Truttmann, "Églises fortifiées de l'Est de la France", dans Le Pays Lorrain, 1959, p. 1 (dessin) et p. 36 : «Le chevet, qui devait être une abside romane en cul de four, a été fortement surélevé d'où lézardes en plusieurs endroits. Dans la partie surélevée ont été percées cinq fenêtres de tir rectangulaires dont deux sont murées. On ne voit plus de corbeaux pour mantelets. La surélévation du chevet a entraîné une légère surélévation des combles de la nef pour que la faîtière soit continue et à peu près horizontale, car l'extrémité est, au-dessus du chevet, se relève légèrement. Au-dessus de la nef on ne voit pas de fenêtres de tir mais seulement les petites fenêtres romanes au-dessus des grandes arcades. Le clocher est coiffé d'un hourd. Quelques petites meurtrières sont percées dans la maçonnerie.»
- Étienne Fels, "Dugny. Église Notre-Dame", dans Congrès archéologique de France. Nancy et Verdun, Paris, Picard, 1934, p. 379-390. Le plan ci-dessus par Delangle.
- Pierre Simonin, "Dugny-sur-Meuse. Église Notre-Dame", dans Dictionnaire des églises de France, sous-tome V A, Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris, Éditions Robert Laffont, 1969, p. 47-48. Clocher-porche dans œuvre. 
- Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine, tome II, Société d'Archéologie Lorraine, Nancy, 1983, p. 143-146. Le chœur a reçu une voûte au XIIIe siècle. Tour-porche des environs de 1150, la nef et le chevet remontant à dix ou vingt ans en arrière.
- Philippe Pagnotta, Jacques Mourier, Les églises fortifiées de la Meuse, Bar-le-Duc, Musées de la Meuse, 1993, p. 120 pour la coupe longitudinale de l'église. Pour ces auteurs, la tour-porche était à l'origine hors-œuvre (p.57). 
- Hubert Collin, "Église de la Nativité-Notre-Dame de Dugny", dans Congrès archéologique de France. Les Trois Évêchés et l'ancien duché de Bar, Paris, Société Française d'Archéologie, 1995, p. 113-119.  

dimanche 11 mai 2025

l'église fortifiée de Saint-Pierrevillers, Meuse




Chapiteau roman encastré dans le mur de la façade ouest


 Chœur et abside du début du XIIIe siècle, surélevés pour la défense et munis de bretèches au XVIe siècle


Fenêtre du chœur du début du XIIIe siècle


Oculus quadrilobe de l'armoire eucharistique 


Bretèche  du mur sud



Porte nord,  la seule qui permet d'accéder à l'église


La porte en chêne très épaisse de l'église (elle a perdu son blindage extérieur d'une plaque métallique)


Dessin de Patrick Perrin d'après un relevé établi par l'Architecte des Bâtiments de France


plan d'après Heribert Reiners
-
 L'église fortifiée Saint-Remy de Saint-Pierrevillers, Meuse

- Pierre Simonin, Dictionnaire des églises de France, tome V A, Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris, Robert Laffont, 1969, p. 182.
- Hubert Colin, Les Églises romanes de Lorraine, tome IV, Nancy, Société d'Archéologie lorraine, 1986, p. 47-48. "L'église de Saint-Pierrevillers est surtout connue pour être un remarquable exemple d'église fortifiée. Ses combles ont été aménagés pour servir de refuge et de lieu de défense comme en font foi leur surélévation et la présence d'archères et de bretèches pratiquées à travers les murs. Les aménagements défensifs remontent au XVIe siècle et un contrefort de la nef  porte la date de 1540. La haute tour carrée, autrefois détachée et saillante, fut incluse dans la nouvelle église dont la façade s'aligna sur la face ouest. Construite en pierres d'appareil, à deux niveaux en retrait l'un sur l'autre, elle a conservée deux baies superposées en plein cintre, à arêtes vives, sans aucune décoration, si ce n'est deux archivoltes à billettes."
- Philippe Pagnotta, Jacques Mourier, Les églises fortifiées de la Meuse, Bar-le-Duc, Musées de la Meuse, 1993, p. 118 pour la coupe longitudinale de l'église de Saint-Pierrevillers. "Les combles fortifiés comprennent deux niveaux de défense superposés : le premier associe des archères et des fenêtres de tir, le second comporte quatorze bretèches. L'une d'elles située dans l'axe du chevet  porte la date de 1557."