Affichage des articles dont le libellé est Adam (Nicolas Sébastien). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Adam (Nicolas Sébastien). Afficher tous les articles

lundi 24 mars 2025

Napoléon à l'île de Sainte-Hélène, un Prométhée enchaîné


Jacques Onfray de Bréville, dit Job (Bar-le-Duc, 1858 - Neuilly-sur-Seine, 1931)
Napoléon, au soleil couchant, sur un rocher à Sainte-Hélène


Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), Prométhée enchaîné
marbre, 1762 - Musée du Louvre
photo JLJ

C'est un  parallèle saisissant qu'a fait Alexandre Dumas dans son roman Le Capitaine Richard :
"L'empereur gagna l'avant du vaisseau et chercha des yeux la terre. Une espèce de brouillard qui lui semblait flotter à l'horizon fut tout ce qu'il put apercevoir ; il fallait l'œil d'un marin pour affirmer que ce bouillard était un corps solide.
Le lendemain, dès le point du jour, tout le monde était réuni sur le pont. Quoique, une partie de la nuit, le bâtiment [le Northumberland] fût resté en panne, on avait cependant assez marché pour qu'à ce moment, et grâce à la limpidité de l'air matinal, l'île [Sainte-Hélène] fût devenue parfaitement visible. [...]
La vue de l'île n'était cependant point satisfaisante : on apercevait un village plus long que large, perdu au fond de gigantesques rochers, nus, secs, dévorés par le soleil. [...]
L'ancre jetée, l'amiral [Cockburn] était aussitôt descendu dans sa yole et avait ramé vers l'île. À six heures du soir, il revint, très fatigué ; il, avait parcouru l'île entière et pensait avoir trouvé un endroit convenable :malheureusement, il fallait des réparations, et ces réparations pouvaient exiger deux mois.
Or, l'ordre positif des ministres anglais était de ne point descendre Napoléon à terre que sa demeure ne fût prête à le recevoir.
Mais l'amiral se hâta de dire que le général Bonaparte devant être très fatigué et las de la mer, il prenait sur lui de le faire débarquer ; seulement, le débarquement n'était pas possible pour le soir. L'amiral annonça que, le lendemain, , on dînerait à une heure plus tôt que de coutume, afin que l'on pût s'embarquer après le dîner.
Le lendemain, en sortant de la salle à manger, l'empereur trouva tous les officiers réunis sur la dunette, et les trois quarts de l'équipage groupés sur les passavants. Un canot attendait : il y descendit avec l'amiral et le grand maréchal [Bertrand]. Un quart d'heure après, le lundi 16 octobre 1815, il touchait le sol de Sainte-Hélène.
Voir, pour le reste, le Prométhée [enchaîné] d'Eschyle."
Alexandre Dumas, Le Capitaine Richard, Paris, Dufour, Mulat et Boulanger, éditeurs, 1858, p. 116.

mardi 28 décembre 2021

Nicolas Sébastien Adam, Apollon et la sibylle de Cumes


 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), Apollon et la sibylle de Cumes
vers 1753, pierre
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts - Nancy
-
Apollon, assis sur une née et tenant sa lyre dans la main droite, converse avec la sibylle de Cumes. Celle-ci, s'étant vue promettre tout ce qu'elle souhaitait par le dieu amoureux, saisit une poignée de poussière et demande à vivre autant d'années que le nombre que les grains posés dans sa main.
-
La Sibylle [de Cumes] se retourne en poussant de profonds soupirs ; puis elle répond : "je ne suis pas une déesse, mais une mortelle qui ne mérite pas que tu brûles [Énée] en son honneur l'encens sacré. Apprends à me mieux connaître ; j'aurais reçu le don d'une vie éternelle, indéfinie, si j'avais sacrifié ma virginité aux désirs de Phébus [Apollon]. Il espérait bien me la ravir et brûlait de me séduire par des présents ; "Vierge de Cumes, me dit-il, exprime un vœu, celui que tu voudras ; il sera exaucé." Moi, je ramassai une poignée de poussière et la lui montrai ; je souhaitai follement autant d'années de vie que cette poignée contenait de grains de poussière. je ne songeai pas à demander que toutes ces années fussent jusqu'au bout des années de jeunesse. Et pourtant il m'aurait bien accordé en même temps une jeunesse éternelle, si j'avais consenti à céder à Vénus. Ayant dédaigné les offres de Phébus, je suis restée vierge. Mais maintenant l'âge heureux m'a tourné le dos et j'ai vu venir à moi, de son pas tremblant, la triste vieillesse, qu'il me faudra subir longtemps encore. J'ai déjà vécu, telle que tu me vois, sept siècles et, pour parfaire le nombre des grains de poussière, il me reste à voir trois cents moissons, trois cents vins nouveaux. Un temps viendra où une aussi longue suite de jours raccourcira ma haute taille, où mes membres usés par la vieillesse seront réduits à un poids misérable, alors on ne pourra croire que j'aie jamais été aimée et que j'aie pu plaire à un dieu ; et qui sait ? Phébus lui-même ne me reconnaîtra pas, ou bien il niera m'avoir chérie, tant on me trouvera changée ; quand je serai invisible à tous, on me reconnaîtra encore à ma voix ; c'est tout ce que les destins me laisseront."
Ovide, Les Métamorphoses, Folio Classique Gallimard, 1992, p. 450-451.

samedi 27 novembre 2021

Nicolas Sébastien Adam, La Religion instruisant un jeune Américain



 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), La Religion instruisant un jeune Américain
1745, plâtre peint en blanc
 Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts - Nancy

mardi 9 novembre 2021

Nicolas Sébastien Adam, L'Agonie du Christ au jardin des Oliviers


Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), L'Agonie du Christ au jardin des Oliviers
1745, plâtre en partie doré
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts de Nancy

mardi 26 octobre 2021

Nicolas Sébastien Adam, Prométhée déchiré par un aigle



 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), Prométhée enchaîné, déchiré par un aigle
1762, marbre
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts - Nancy

jeudi 21 octobre 2021

Nicolas Sébastien Adam, Latone et les paysans de Lycie


 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), Latone et les paysans de Lycie
vers 1753, relief en pierre
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts de Nancy
-
Source :
Ovide, Les Métamorphoses, Folio Classique, 1992, Livre VI, p. 202-204. Histoire des paysans Lyciens qui avaient outragé Latone, lorsque, persécutée par Junon, elle errait sur toute la terre ; elle les avait changés en grenouilles.

dimanche 17 octobre 2021

Nicolas Sébastien Adam, La Nativité


 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), La Nativité
1745 - plâtre en partie doré
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts de Nancy

samedi 16 octobre 2021

Nicolas Sébastien Adam, Apollon et Daphné




 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1705 - Paris, 1778), Apollon et Daphné
vers 1753, relief en pierre
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts de Nancy
-
Source :
Ovide, Les Métamorphoses, Folio Classique, 1992, Livre I, p. 58-62 : L'Amour, qu'Apollon avait défié, lui inspire une passion violente pour Daphné ; échappant à sa poursuite, elle est changée en laurier.

vendredi 15 octobre 2021

Nicolas Sébastien Adam, La Mort de Coronis


 Nicolas Sébastien Adam (Nancy, 1706 - Paris, 1778), La Mort de Coronis
vers 1773, relief en pierre
Exposition Les Adam. La Sculpture en héritage
18 septembre 2021 - 9 janvier 2022
Musée des Beaux-Arts de Nancy
-
Source :
Ovide, Les Métamorphoses, Folio Classique, 1992, Livre II, Coronis. La corneille, p. 91-94. En particulier pour le relief, p. 93-94 : Sans renoncer à poursuivre sa route, il va raconter à son maître qu'il a vu Coronis couchée avec un jeune homme de l'Hémonie. À la nouvelle de ce crime, le dieu [Apollon] qui l'aime laisse tomber sa couronne de laurier ; il change de visage et de couleur ; son plectre lui échappe ; le cœur gonflé d'une bouillante colère, il saisit ses armes coutumières ; courbant les cornes de son arc, il le tend et transperce d'un trait inévitable le sein qu'il pressa tant de fois contre son sein. Sa victime, frappée, pousse un gémissement ; elle retire le fer de sa blessure et, tandis que des flots de sang teignent de pourpre la blancheur de ses membres, elle s'écrie : "J'aurais pu, Phébus, subir un châtiment de ta main, mais être mère auparavant ; aujourd'hui nous serons deux à périr par mon trépas." 
Son amant se repent, trop tard hélas ! d'un châtiment si cruel et, pour avoir écouté la délation, s'être ainsi enflammé de colère, il se maudit lui-même.