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mardi 21 avril 2026

Nancy, site patrimonial remarquable


Martine Tronquart, Yann Vaxelaire, Nancy,  Site patrimonial remarquable
Éditions Libel, 2026 

lundi 23 juin 2025

Jean Scherbeck (1898-1989)


Jean Scherbeck, Breton au grand chapeau
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Henri Claude, Jean Lanher, Jean Scherbeck, la mémoire des gens, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1993, p. 85.
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Dans mon adolescence nancéienne,  sortant du lycée Henri-Poincaré à cinq heures et passant par la rue Raymond-Poincaré pour rentrer chez mes parents, je m'arrêtais souvent à la devanture du n° 20 pour admirer les dessins de Jean Scherbeck.

lundi 17 mars 2025

Ça frappe dur à l'école

"Ça frappe dur à l'école 86. Ça frappe à coups de cahier d'appel, ça frappe avec la règle à section triangulaire, ça toque sur le crâne à coups de chevalière en or portée au doigt. Ça tire sur les petits cheveux au-dessus des oreilles et ça frappe du plat de la main sur la nuque. Ça fait saigner du nez et de la bouche d'un revers de main bien placé. Ça fait venir au tableau et ça frappe la paume ouverte à coups de câble  électrique pour chaque mauvaise réponse. Ça enfonce le bout de l'index dans les côtes."
Mircea Cărtărescu, Solénoïde, collection Points Signatures, 2021, p. 148.


Ça toque sur le crâne à coups de chevalière en or portée au doigt. J'ai vu cela en classe de 6e M1, à l'Institution Saint-Joseph de Nancy, boulevard Albert 1er, en l'année scolaire 1950-1951. C'était M. Strauss, professeur d'allemand, qui agissait ainsi. Dans cette classe de 6e M1 nous étions 43 élèves.

jeudi 20 février 2025

Anne Démians, Les Bains de Nancy



Anne Démians, Les Bains de Nancy
Materia Nebula Edition
Cyrille Weiner / © architectures Anne Démians

dimanche 29 septembre 2024

défense d'Adolphe Thiers par Erckmann-Chatrian

"Vous nous proposez des êtres de cet acabit [les monarchistes] pour gouverner notre pays à la place du papa Thiers, que nous avons choisi dans vingt-sept départements, au moment le plus difficile, et qui, seul, a plus travaillé, plus étudié, plus écrit de beaux livres [Histoire de la Révolution française, Histoire du Consulat et de l'Empire], plus prononcé de discours savants, plus rendu de services à la France, et montré plus de bon sens, d'honnêteté, de talent et de courage, que tous vos royalistes ensemble."
Erckmann-Chatrian, Lettre d'un électeur à son député, Contes et romans nationaux et populaires, tome X, Paris, Pauvert, 1963, p. 452. Lettre publiée dans Le Siècle en mai 1872.

Dans ma jeunesse, je passais toujours place Thiers pour me rendre au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Cela m'a fait un réel déplaisir lorsque la statue d'Adolphe Thiers fut enlevée en 1975. Elle est actuellement dans les réserves du Musée Lorrain. Pourtant, André Rossinot, maire PRV de Nancy, avait fait la promesse en 1988 de réinstaller la statue !!! La place Thiers a été rebaptisée place Simone Veil. La statue aurait pu être réinstallée au bout du cours Léopold ; ce n'est pas la place qui manque.

Rues, avenues et places Thiers en France : Bernay, Bordeaux, Le Havre, Le Quesnoy, Le Raincy, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Pont-à-Mousson, Reims, Toulouse, Wittenheim. 

"Aujourd'hui, le nom d'Adolphe Thiers a presque disparu de l'espace public nancéien : le 1er juillet 2018, la place Thiers a pris le nom de Simone Veil, décédée l'année précédente. Seuls subsiste une «allée Thiers», le long des commerces bordant la place et le surnom de «tour Thiers» donné à la tour construite dans les années 1970 sur l'emplacement autrefois occupé par l'hôtel Thiers [j'ajoute le cinéma Thiers]. Conservée en réserve, la statue monumentale de Thiers, du fait de ses dimensions, n'a pas vocation à être présentée dans le futur parcours de visite du Musée Lorrain. C'est grâce à la statuette offerte par Guilbert [le sculpteur de la statue] à Madame Thiers, dont l'Institut de France a généreusement accepté le dépôt à Nancy, que le rôle de Thiers et l'histoire du monument seront rappelés. Pour autant, la bonne conservation de la statue en bronze de Guilbert constitue aujourd'hui une obligation pour le musée, dans l'esprit des propos de Fernand Chaussebourg, qui demanda que l'exemplaire de la statue de Guilbert se trouvant à Bône soit réinstallée à Saint-Savin-sur-Gartempe : «Il s'agit moins de juger un homme et ses actes, un artiste à travers son œuvre, que de faire simplement un  acte de témoignage de ce qui appartient désormais à l'histoire de France»."
Richard Dagorne, "Le monument d'Adolphe Thiers à Nancy : de la faveur populaire au déboulonnage", dans Le Pays Lorrain, décembre 2022, p. 348.

mardi 20 février 2024

la Commanderie Saint-Jean de Nancy en 1873


 La Commanderie Saint-Jean du Vieil-Aître de Nancy en 1873
Revue Lorraine illustrée, 1913, pl. h.t.

dimanche 11 février 2024

la Commanderie Saint-Jean du Vieil-Aître de Nancy


 Yves-Dominique Collin (Nancy, 1753 - Nancy, 1792), Petite foire Saint-Jean
(Foire aux cerises tous les ans, le 24 juin)
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Cette gravure d'Yves-Dominique Collin montre que la Commanderie Saint-Jean est installée sur une légère éminence. L'antique domus hospitalariorum de Veteri-Atrio, comme l'appelle le pouillé de 1402, était placée sous l'évocation de saint Jean de Jérusalem, protecteur des chevaliers hospitaliers. Leur établissement de Nancy était dit du Vieil Aître, parce qu'il se trouvait à proximité de l'ancien cimetière mérovingien connu sous ce nom. Cette commanderie de Nancy fut dotée par le duc Mathieu 1er (1139-1176) et par sa femme Berthe de Souabe. Des bâtiments du XIIe siècle, il ne subsiste plus aujourd'hui que la tour ronde romane de 18 m s'amincissant vers son  sommet. Sa partie supérieure s'ouvre par quatre baies géminées avec une colonnette à tailloir en tau formant le trumeau de chacune. Une chapelle était autrefois adossée à la tour ; celle-ci a disparu après 1876.






Baie géminée du niveau 6 après restauration (photo G. Giuliato)
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- Henri Lepage, "La Commanderie de Saint-Jean du Vieil-Aître", dans le Journal de la Société d'Archéologie lorraine, 1865, p. 115-134. 1 planche (voir ci-dessus).
- Charles Pfister, Histoire de Nancy, tome I, Paris, Nancy, Berger-Levrault, 1902, p. 87-100. La gravure entière de Collin p. 99.
- Auguste Longnon, Victor Carrière, Pouillés de la province de Trèves, Paris, Klincksieck, 1915. Pouillé de 1402 du diocèse de Toul p. 318.
- Texte d'après Hubert Colin, Les Églises romanes de Lorraine, tome III, Nancy, Société d'Archéologie lorraine, 1984, p. 138-139. 
- Gérard Giuliato, "La commanderie Saint-Jean du Vieil-Aître de Nancy", dans Lotharingia, tome XIII, p. 43-51. Au milieu du XIIe siècle, le duc Mathieu 1er facilita la création de la commanderie en lui assurant des revenus substantiels. De cette époque subsiste la tour-clocher qui constitue le monument le plus ancien de Nancy.
 La chapelle adjacente fut reconstruite vers 1200 en style roman tardif qui annonce déjà le gothique, mais l'édifice devenu trop exigu fut doublé d'une nef à la fin du XVe siècle et la fonction funéraire se développa. 
Les bâtiments résidentiels et agricoles nous sont inconnus pour le Moyen-Âge. Ils furent l'objet de profondes transformations au milieu du XVIe siècle et d'une restauration en 1640. L'édifice échappa aux destructions et l'église fut restaurée en 1658. Seule l'enceinte extérieure fut démolie par ordre du duc Charles IV en 1633 lors de l'invasion française. 
La commanderie fut vendue comme Bien National en 1795, mais resta centre d'exploitation agricole. Entre 1876 et 1881, la nef et et le chœur furent détruits, les bâtiments agricoles firent place à d'autres constructions et le tertre se trouva entouré vers le sud par un mur de soutènement. La tour fut classée Monument Historique en 1927.

jeudi 23 novembre 2023

dimanche 11 juin 2023

jeu de billes

Pendant dix jours, des enfants pourront jouer aux billes au Stade de France
(entendu à la radio)
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Nancy. Institution Saint-Joseph, bld Albert 1er, classe de 7e, année scolaire 1949-50.
Un jour de fin septembre 1949, Michel P. et moi sommes sortis de classe à midi. Nous avions le même chemin à faire pour rentrer à la maison : descendre la rue Jeanne-d'Arc. Mais nous avions ce jour-là des billes dans nos poches, et aussitôt passé le square Godefroy-de-Bouillon, nous avons voulu jouer aux billes dans la rue Victor-Hugo. Où ? Mais en bas du trottoir, le long du caniveau. A cette époque, il n'y avait pratiquement pas une seule voiture qui stationnait dans cette rue et la circulation automobile était très faible. Nous avons donc joué à la poursuite. Et continué dans la rue Jeanne-d'Arc... Nous n'avons pas vu le temps passer, tout au plaisir de jouer. Nous nous sommes séparés place de la Croix-de-Bourgogne et je suis rentré chez mes parents ; alors là, j'ai été fort mal reçu car j'avais vingt minutes de retard... Je me suis fait fortement réprimander. J'en ai pris plein mon matricule * comme on disait à cette époque.
Michel P. et moi avons continué à jouer aux billes (chiques) le jeudi place de la Croix-de-Bourgogne. On jouait à la poursuite, à la ligne, au trou, au rond...
L'expression à dire le plus tôt possible c'était derche toutes : je suis le dernier à jouer pour toutes les parties, car cela donnait un avantage.
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* L'expression est encore dans le Petit Robert de 1967 : " ça devient mauvais pour son matricule " : sa situation devient fâcheuse.

jeudi 13 avril 2023

la Vierge à l'Enfant de la Porte de la Craffe de Nancy


 Vierge à l'Enfant
pierre - début du XVe siècle 
Porte de la Craffe - Nancy
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Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik, Saarbrücken, 1962, p. 63, fig. 45. 

jeudi 16 mars 2023

les Instituts de Mathématiques et de Physique de Nancy, inaugurés en 1909






Instituts de Mathématiques et de Physique de Nancy
Albert Jasson (1849-1923), architecte, 1905-1909 - inaugurés le 13 juin 1909
actuellement Collège de la Craffe 
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E. Husson, "La Faculté des Sciences de Nancy", dans Le Pays Lorrain, 1933, p. 504 : "Les efforts de Bichat décident le Ministre à accepter la construction d'un Institut de Mathématiques et de Physique et, en novembre 1904, au moment de la célébration du cinquantenaire des deux Facultés des Sciences et des Lettres, le Maire de la Ville de Nancy annonce que le Conseil municipal offre les terrains voisins de la porte de la Craffe et une importante subvention pour la réalisation. 
Le nouvel Institut dont les plans ont été préparés par Bichat (mort en 1905) est inauguré le 13 juin 1909 en même temps que le monument que l'Université et l'Industrie ont élevé à la mémoire de l'illustre doyen."

mercredi 28 septembre 2022

la place Stanislas entrevue la nuit par Jean-Pierre Clavel

"La voiture s'arrêta devant une cour entourée de hangars, à l'Hôtel de l'Europe, comme on le voyait écrit en grosses lettres sur la façade. Le conducteur vint nous ouvrir, et dit que nous avions une demi-heure. Tout le monde sortit. Qu'est-ce que je pouvais faire au milieu de la nuit, dans une ville que je ne connaissais pas ? Un monsieur, avec une serviette sur le bras, demanda si l'on voulait prendre quelque chose ; deux ou trois le suivirent dans le grand hôtel, les autres se dispersèrent à droite et à gauche. Moi j'allai m'asseoir dehors sur un banc, au clair de lune. Je voyais une grande rue qui descendait, au bout de la rue une grille magnifique en fer massif et doré, plus loin une place ; et devant une sorte de palais, une sentinelle qui se promenait sur le trottoir.
Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau, d'aussi grand que cette rue, cette grille et cette place. Je descendis jusqu'à la grille et je regardai. Tour dormait ; on entendait, bien loin derrière, les gens de notre diligence parler, les domestiques emmener les chevaux ; et devant le palais, où la lune brillait sur les grandes vitres, les pas de la sentinelle.
J'aurais voulu voir plus loin à gauche deux fontaines couvertes d'arbres, dont l'eau tombait dans l'ombre, et une statue très grande au milieu de la place, mais j'avais peur de revenir trop tard, et je vins me rasseoir sur mon banc, pour être là quand notre voiture repartirait."
Erckmann-Chatrian, Histoire d'un homme du peuple. Contes et romans nationaux et populaires, tome 9, Jean-Jacques Pauvert, Serpenoise, Tallandier, 1988, p. 90-91.

mardi 5 octobre 2021

la rampe d'escalier en fer forgé de l'Hôtel de Ferraris à Nancy




Le chiffre des Ferraris-Fontette



La fleur de lys est un rappel des 3 lys des armes de Ferraris
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Rampe d'appui en fer forgé de l'escalier, ornée du chiffre FF
des propriétaires Ferraris-Fontette et de fleurs de lys présentes dans les armes de Ferraris
Hôtel de Ferraris - 29 rue du Haut-Bourgeois, Nancy
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Simone Collin-Roset, "Une demeure aristocratique à Nancy au XVIIIe siècle due à Boffrand : l'hôtel de Ferraris", dans Lotharingia, tome XI, 2003, p. 89-96. Le comte Louis de Ferraris avait épousé en 1716 Anne-Thérèse de Fontette, fille de René de Saint-Remy, comte de Fontette, et de Françoise-Agnès de Bannerot de Herbéviller.

dimanche 3 octobre 2021

la fontaine de l'hôtel de Ferraris à Nancy


Le Neptune de la fontaine



 Fontaine de l'hôtel de Ferraris à Nancy
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Simone Collin-Roset, "Une demeure aristocratique à Nancy au XVIIIe siècle due à Boffrand : l'hôtel de Ferraris", dans Lotharingia, tome XI, 2003, p. 93 : "Dans l'axe du corps principal, dont le porche s'ouvre sur la cour et sur l'escalier principal, est placée une fontaine dédiée à Neptune. Elle était autrefois dotée de deux groupes sculptés représentant des amours et des dauphins, qui ont malheureusement disparu après la première guerre mondiale."

Je me rends compte que cette fontaine n'a toujours pas été restaurée. Elle est la même, en plus poussiéreuse et en plus dégradée, qu'il y a 40 ans, lorsque je venais voir Mademoiselle Marie-France Jacops à l'Inventaire de Lorraine. 

jeudi 16 septembre 2021

Florent Drouin, Saint Georges


Statue équestre de saint Georges terrassant le dragon
par Florent Drouin, vers 1606-1609
(photo JLJ)
N A N C Y

mardi 6 avril 2021

David d'Angers, statue du général Drouot à Nancy



Pierre-Jean David d'Angers (1788-1856), Statue du général Antoine Drouot (Nancy, 1773 - Nancy, 1847)
Giorné Viard (Saint-Clément, 1824 - Nancy, 1885) sculpta la tête de la statue du général Drouot,
David d'Angers, devenu aveugle, n'ayant pu achever son œuvre
Cours Léopold - Nancy
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Numéro de la revue Le Pays Lorrain de septembre 2020 consacré aux grands lorrains du sculpteur David d'Angers. Entre autres articles, celui-ci :
Richard Dagorne, "Le monument au général Drouot, instrument du procès politique contre David d’Angers".
La statue du général Drouot, que Napoléon surnommait « le sage de la Grande Armée » et qui fut, jusqu’à sa mort, une personnalité respectée des Nancéiens, a été inaugurée sous le Second Empire au terme de nombreuses vicissitudes.

René Perrout, "Le général Drouot", dans la Revue Lorraine illustrée, 1914, p. 1-24.

vendredi 20 novembre 2020

le triste destin de l'église du Noviciat des Jésuites de Nancy

 Le triste destin de l'église du Noviciat des Jésuites de Nancy

Les menaces qui pèsent à Nancy sur les restes de l’église du Noviciat des Jésuites constituent un témoignage éloquent des dérives de la protection du patrimoine en France abandonnée par le ministère de la Culture, délaissée par les élus locaux eux-mêmes sensibles à la pression des intérêts particuliers. Il s’agit en effet, aussi incroyable que cela puisse paraître, de la révision d’un site patrimonial remarquable qui rend constructible un endroit qui était protégé, pour permettre à un promoteur immobilier d’y construire les logements qu’il souhaite.
Didier Rykner, La Tribune de l'Art, 18 novembre 2020.

samedi 12 septembre 2020

l'ourse et ses deux oursons de Bordalo II à Nancy


Bordalo II, L'ourse et ses deux oursons
Street art à Nancy

samedi 20 juin 2020

le blason de Nancy au chardon


Le Blason de Nancy
dessin de Jean-Joseph Thorelle, lithographie de L. Christophe, Nancy
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D'argent, au chardon arraché verdoyant, à la fleur purpurine, arrangée de deux feuilles piquantes au naturel. L'écu honoré, pour chef, des armes pleines de Lorraine, qui sont :
Coupé d'un trait et parti de trois ; savoir :
Au premier quartier : burelé d'argent et de gueules, de huit pièces : qui est de Hongrie.
Au second : d'azur, semé de fleurs de lys d'or sans nombre, brisé en chef d'un lambel de gueules à trois pièces : qui est des Deux-Siciles.
Au troisième : d'argent, à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de même : qui est de Jérusalem.
Au quatrième : d'or, à quatre pals ou vergettes de gueules : qui est d'Aragon.
Au cinquième : d'azur, semé de fleurs de lys d'or, brisé d'une bordure de gueules : qui est d'Anjou.
Au sixième : d'azur, au lion contourné d'or, à double queue, armé, lampassé et couronné de gueules : qui est de Gueldres.
Au septième : d'or, au lion de sable, sans couronne, armé et lampassé de gueules : qui est de Juliers.
Au huitième : d'azur, à deux barbeaux adossés et brochants d'or, cantonnés de quatre croisettes recroisetées au pied fiché, de même : qui est de Bar.
Puis, brochant sur le tout : D'or, à la bande de gueules chargée de trois alérions éplanis d'argent : qui est de Lorraine primitive.
Ledit écusson timbré de la couronne ducale. Et pour devise, les mots latins : NON INULTUS PREMOR ; ou en français : QUI S'Y FROTTE S'Y PIQUE.

Prosper Guerrier de Dumast, "Sur les vraies armoiries de la ville de Nancy", dans le Bulletin de la Société d'Archéologie Lorraine, 1856, p. 94-95.

Pour les armes de Lorraine, voir l'étude de Jacques Choux dans Le Pays Lorrain, 1964, p. 1-43.  

vendredi 6 septembre 2019