mercredi 22 juillet 2026

la Résurrection du Christ, vitrail de l'église Saint-Martin de Metz


 La Résurrection du Christ, une scène de la verrière de la Passion
vers 1450-1460
Église Saint-Martin - Metz 


La Résurrection,  gravure du Maître E.S.

- J. Leclerc, "Les anciens vitraux de l'église Saint-Martin de Metz, dans Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine, 1937, p. 325-326. Sur le devant du tombeau est représenté Samson portant sur ses épaules les portes de la ville de Gaza, symbole et préfigure de la Résurrection de Jésus.
- Michel Hérold, "L'art du vitrail en Lorraine. Son apogée à la fin  du Moyen Âge et au temps de la Renaissance", dans Le Pays Lorrain, 1983, n° 1, p. 24. L'ensemble des petites scènes de la Passion était destiné aux baies de l'abside, mais a été complété, puis remonté en 1841-42 par Maréchal dans le bras Nord du transept. Ces scènes qu'il faut situer vers 1450-60, s'inspirent très étroitement de gravures du Maître E.S. (L. 41-47), présentent de nombreux points communs avec les vitraux de Zetting.
- Louis Réau, Iconographie de la Bible, I, Ancien Testament, Paris, Presses Universitaires de France, 1956, p. 244. Samson, qui était allé coucher avec une prostituée de Gaza, échappe aux Philistins en enlevant de nuit les portes de la ville qu'il arrache de leurs gonds ; il les charge sur ses épaules et va les déposer au sommet d'une montagne (Juges, 16). Les théologiens voient dans cet exploit le symbole du Portement de croix. Pour souligner ce parallélisme, l'art du Moyen Âge représente souvent les portes de Gaza avec leurs battants entrecroisés afin d'évoquer l'image de la Croix. 
C'est aussi le symbole de la Résurrection du Christ. Gaza est le tombeau où les Philistins croient avoir pour toujours enfermé Samson, comme les Juifs croient avoir enfermé le Christ dans le Sépulcre. Mais il en arrache les portes comme Jésus soulèvera la pierre de son tombeau.

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