mercredi 28 avril 2021

quelques citations d'Homère

Toujours des jeunes gens les esprits sont mobiles ; si un vieil homme est là, il regarde en avant et en arrière, il voit ce qui pour tous est le meilleur.

Comme la race des feuilles est la race des hommes. Les feuilles, le vent les porte à terre, mais la forêt féconde en produit d'autres, et le printemps revient.

L'homme m'est odieux comme les portes d'Hadès qui cache une chose en sa pensée, et en dit une autre.

Il n'est pas déshonorant, en défendant sa patrie, de mourir.

C'est la force, non l'indolence, qui nous donnera la lumière.

La guerre se fait avec les mains. Les mots sont pour l'assemblée.

Car il n'est rien de plus lamentable que l'homme parmi les êtres qui sur la terre respirent et rampent.

Fais-nous mourir, puisqu'il [Zeus] te plaît, mais dans la lumière. (Je pense au mehr Licht de Goethe).

Et Colère, qui rend pénible le plus lucide.

Je suis né le premier et j'en sais plus long.

Voir apparaître un dieu en plein jour est terrible.

Quand la chose a eu lieu, le sot comprend.

C'est de nous, disent-ils, que leur viennent les maux, quand eux, en vérité, par leur propre sottise, aggravent les malheurs assignés par le sort.

Le succès va toujours, devant un auditoire, au chant le plus nouveau.

Mettre un dieu sous le joug, c'est assez malaisé pour un simple mortel.

Dès que l'âme a quitté les ossements blanchis, l'ombre prend sa volée et s'enfuit comme un songe.

Ne lui [ta femme] confie jamais tout ce que tu résous ! Il faut de l'abandon, mais aussi du secret.

Ne dit-on pas : petite aumône, grande joie ?

Je crois qu'au chaume, on devine l'épi.

C'est le vin qui m'incite, ce fou qui fait chanter, danser et rire aux larmes l'homme le plus rassis et nous tire les mots que mieux vaudrait garder.

À distance, les maux divertissent leur homme quand on a tant souffert et si loin voyagé.

Sur la terre, il n'est rien de plus faible que l'homme, de tous les animaux qui marchent et respirent : tant que les Immortels lui donnent le bonheur et lui gardent sa force, il pense que jamais le mal ne l'atteindra ; mais quand, des Bienheureux, il a sa part de maux, ce n'est qu'à contrecœur qu'il supporte la vie.

Je n'entends pas qu'oisif, on puise à mon boisseau.

À vivre sans pitié pour soi-même et les autres, l'homme durant sa vie ne reçoit en paiement que malédictions, et, mort, tous le méprisent.  À vivre sans rigueur pour soi-même et les autres, on se gagne un renom que l'étranger s'en va colporter par le monde, et bien des gens alors vantent votre noblesse.

Je sais la vanité des songes et leur obscur langage. Je sais, pour les humains, combien peu s'accomplissent.

Mais on ne peut toujours écarter le sommeil ; c'est pour tous les mortels que, sur la terre aux blés, les dieux ont fait la loi.

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