mercredi 29 décembre 2010

roussin et rucio

César Oudin, Le Trésor des deux langues espagnolle et françoise
tome 1, Paris, 1660, p. 590.
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" Je n'ai pas de roussin, c'est vrai, mais j'ai un âne qui vaut deux fois plus que le cheval de mon maître... Vous allez croire que je plaisante sur la valeur de mon roussin, parce qu'il est gris clair." Cervantès, Don Quichotte, tome 2 (1615), Le Livre de poche Classiques, 2010, p. 123-124.
Voilà des paroles de Sancho Panza, traduites par Jean-Raymond Fanlo.
Fanlo a voulu traduire le nom espagnol rucio par roussin, l'âne de Sancho Panza, au lieu de grison, ce qui est une vétille dans cette très bonne traduction, mais dans le paragraphe cité ci-dessus, on n'y comprend plus rien, à moins que Sancho fasse un peu d'humour par l'intermédiaire de Fanlo.
Je n'ai pas de roussin... je plaisante sur la valeur de mon roussin. Cela devient contradictoire, car un roussin est un cheval (1).
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1. Voir mon post du 7 décembre. Voir aussi la fable L'Âne et le Chien de La Fontaine, dans laquelle l'âne de la fable est appelé Roussin d'Arcadie ; c'est une appellation burlesque car le roussin est un cheval robuste et l'Arcadie ne produisait que des ânes.

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