samedi 10 septembre 2022

À Jaulny (Meurthe-et-Moselle), suppression de la vaine pâture en 1910

Comme il y a impossibilité pour la commune d'embaucher un pâtre communal pour conduire les animaux de l'espèce bovine en pâture à partir du 1er octobre fait pour ainsi dire tomber en désuétude la loi sur la vaine pâture ; considérant en outre que dans l'enquête commodo et incommodo, une seule déclaration a été opposée au projet du conseil municipal ; considérant que cette déclaration a été formulée par une personne qui, par une opposition systématique et un parti-pris évident voudrait faire échec au projet du conseil et servir en même temps ses intérêts particuliers, car cette personne qui possède un troupeau d'environ 30 bêtes à cornes, profite des règlements actuellement en vigueur dans la commune pour pâturer ses prés à partir de la fenaison jusqu'au 1er octobre au point de ne laisser aucune trace de végétation dans ses propriétés ; à partir de cette date, il s'empresse de profiter de la liberté du parcours pour ravager les prés des autres particuliers qui peuvent fournir au bétail une nourriture relativement abondante. Après délibération le conseil communal décide la suppression de la vaine pâture.

D'après les Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, sous-série 7 M (Agriculture), 7 M 82 (vaine pâture, 1862-1926).

En 1910, François NONON (1828-1918), le pâtre communal, âgé de 82 ans, ne pouvait plus remplir sa fonction. La commune n'avait trouvé personne pour le remplacer. Cet arrière-grand-père maternel de mon père eut une triste fin. À Jaulny, en 1918, il avait menacé des soldats allemands avec sa canne. Ceux-ci l'avaient aussitôt emmené à Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) où il fut empoisonné ; il mourut le 25 juillet 1918. Les Allemands ont occupé Jaulny du 5 septembre 1914 au 22 septembre 1918.

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