mardi 16 juillet 2019

j'ai un faible pour les villes d'hier et les petites places

"Les villes d'hier, quand elles n'étaient pas trop grandes ni trop hautes, que des remparts les entouraient et que les rues étroites, un peu prises de boisson, s'avançaient en titubant, à la va-comme-je-te-pousse, parce qu'il n'y avait pas de voitures ni trop de monde dans le monde, me paraissent plus plaisantes que les villes d'aujourd'hui."
"J'ai un faible pour les places... Je préfère les plus petites, dont on ignore le nom, sur lesquelles on tombe tout à coup, avec un cri de surprise, derrière l'église ou le marché et dont le soleil et l'ombre se disputent les tilleuls, les bancs où dorment des clochards, les tables couvertes de bouteilles de vin ou de tasses de café."
Jean d'Ormesson, La Douane de mer, Œuvres II, Bibliothèque de la Pléiade, 2018, p. 358 et 359.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire