mardi 4 janvier 2011

une belle métaphore de la traduction

" Pero, con todo esto, me parece que el traducir de una lengua en otra, como no sea de las reinas de las lenguas, griega y latina, es como quien mira los tapices flamencos por el revés ; que aunque se veen las figuras, son llenas de hilos que las escurecen, y no se veen con la lisura y tez de la haz ; y el traducir de lenguas faciles, ni arguye ingenio ni elocucion, como no le arguye el que traslada, ni el que copia un papel de otro papel." (Don Quijote, II (1615), capitulo LXII)
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" Néanmoins, à ce qu'il me semble, traduire d'une langue dans une autre, dès lors qu'il ne s'agit pas des deux langues reines, la grecque et la latine, c'est comme regarder au rebours les tapisseries de Flandres ; bien que l'on en distingue les figures, elles sont pleines de fils qui les voilent et ne se voient point avec l'uni et la couleur de l'endroit ; et la traduction que l'on fait des langues faciles ne manifeste ni grand esprit ni grande éloquence, pas plus que ne les requiert celui qui transcrit ou copie d'une feuille sur l'autre. " (traduction Jean Canavaggio)

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